La commission européenne autorise le rachat de O2 par Telefonica sous conditions

Par 12 janvier 2006
Mots-clés : Smart city, Europe

Telefonica vient de recevoir l'aval de la Commission européenne pour procéder au rachat de la société de télécommunications britannique O2 pour 26 milliards d'euros. L'autorité européenne...

Telefonica vient de recevoir l'aval de la Commission européenne pour procéder au rachat de la société de télécommunications britannique O2 pour 26 milliards d'euros. L'autorité européenne craignait que cette acquisition puisse fausser le jeu de la concurrence sur le marché britannique des télécoms, notamment sur le marché des services d'itinérance internationale.

L'enquête de la Commission européenne s'est focalisée sur les problèmes que pourraient poser le rachat de O2 par Telefonica relativement aux services de "roaming" (ou itinérance). Le roaming permet à des abonnés mobiles de téléphoner et de recevoir des appels depuis l'étranger avec le même numéro que sur leur territoire.

Pour gérer ces appels internationaux, plusieurs alliances d'opérateurs mobiles existent. Telefonica fait partie de l'alliance Freemove qui regroupe les plus gros opérateurs historiques de l'Union européenne : France Télécom, Telecom Italia et Deutsche Telekom. De son côté, O2 évolue au sien de l'alliance Starmap qui organise la coopération d'entreprises plus petites.

Avec son rachat par Telefonica, O2 devait rejoindre l'alliance Freemove et abandonner Starmap. La Commission européenne craignait que ce geste ne bloque la concurrence sur le marché britannique. "O2 sera moins disposée à échanger du trafic généré par l'itinérance internationale avec des opérateurs qui ne sont pas membres de Freemove", explique le communiqué. Cela aurait pu entraîner des coûts supplémentaires pour ces entreprises et sur le marché britannique puisque tous les opérateurs auraient été dépendants du Freemove "à l'exception du groupe Vodafone entièrement intégré".

La Commission européenne a donc autorisé le rachat de O2 par Telefonica à la condition que Telefonica quitte l'alliance Freemove et qu'elle ne la réintègre pas sans une autorisation préalable de l'autorité.

(Atelier groupe BNP Paribas - 12/01/2006)

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