La communication d'urgence a besoin d'interopérabilité

Par 16 septembre 2010
Mots-clés : Smart city, Amériques, Asie, EMEA
Sécurité

Des entreprises technologiques se regroupent en consortium pour proposer aux gouvernements et aux collectivités une plate-forme unique de gestion et de prévention des catastrophes.

Afin de faciliter la communication en cas d'urgence entre les différentes agences gouvernementales, toutes échelles confondues, les collectivités et les citoyens, des acteurs du monde de l'Internet, des télécoms, de la sécurité, et de la vidéosurveillance lancent la Secure City Technology Alliance (SCTA). Avec un objectif : proposer aux pouvoirs publics une plate-forme intégrant des solutions interopérables pour prévenir et gérer les risques après une catastrophe naturelle, accidentelle, ou en cas d'attaque terroriste. Et du coup mieux gérer aussi la relation avec l'opinion publique. "L'initiative est une opportunité de transformer la manière qu'ont les organisations publiques et civiles de gérer les menaces", explique Terence Matthews, l'un des responsables du consortium. La plate-forme propose un outil de gestion globale où toutes les solutions développées par les entreprises membres sont intégrées et interopérables l'une avec l'autre, et adaptées à un scénario particulier.

Des scénarios adaptés

Un dispositif d'alerte qui passe selon les lieux concernés par le déploiement d'un système de vidéosurveillance, l'installation de capteurs au sol, d'antennes de réception, ou de réseaux de transmission de données par Wi-Fi. L'ensemble étant parfois assisté sur le terrain par des équipes spécialisées, des postes de contrôles, ou de police. En clair, en cas d'accident sur une zone portuaire par exemple, l'ensemble des réseaux de capteurs et autres systèmes de vidéo surveillance appartenant à des acteurs différents vont envoyer des signaux d'alerte via un même réseau sans-fil à la plate-forme. Des alertes sonores peuvent ensuite être diffusées. Ce dispositif est à géométrie variable.

Un marché en pleine expansion

Il est présenté, en plusieurs configurations, selon qu'il s'applique à un port, ou à la surveillance par exemple d'un axe autoroutier, en vidéo sur le site de la Secure City Technology Alliance. Parmi les membres du consortium, des fournisseurs de réseaux sans-fil, de vidéo surveillance ou encore de réseaux voix et données comme BelAir Networks, Benbria,Dragon Wave ou March Networks. A noter que le marché des solutions intégrées est en pleine expansion (+30% chaque année) et qu'il devrait générer à l'horizon 2014 un chiffre d'affaires de 5,7 milliards de dollars, souligne de récentes projections d'IMS Research et Infonetics Research.

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