Des compagnies aériennes encore vulnérables à la fraude en ligne

Par 26 mai 2011
Mots-clés : Smart city, Amériques, Asie, EMEA
Billet électronique

Les entreprises doivent analyser plus méticuleusement toutes les étapes de réservation sur le web, et mettre en place des systèmes automatisés.

En 2010, les compagnies aériennes ont amélioré la sécurité de leurs ventes en ligne, mais comptabilisent tout de même des pertes de l'ordre de 1,4 milliards de dollars. C'est ce qu'indique une étude sur le report des fraudes en ligne des compagnies aériennes réalisée par CyberSource, un fournisseur de solutions de gestion de paiement, -filiale de Visa-. Ces fraudes sont possibles quand un pirate utilise de fausses transactions qui lui permettent de faire des achats fictifs, et donc  de ne pas payer son voyage. Une autre méthode consiste à pirater des données personnelles chez des utilisateurs afin de débiter leurs comptes. Bien que les compagnies interrogées ont signalé avoir subir un taux de fraudes en ligne de moins de 0,7 % de l'ensemble de leurs revenus, il apparaît que les pertes sont de natures variées. En effet, elles seraient liées à la nationalité de la compagnie et au type de vols commercialisés. Les compagnies les plus jeunes sont également les plus vulnérables, et d'un point de vue géographique, celles du Moyen-Orient ont un taux de perte cinq fois plus important que les Nord-Américaines. Enfin, il apparaît que les vols en classe affaire comptent un tiers de fraudes en moins que les low-cost.

Indicateurs et contrôles

Les compagnies effectuent en moyenne 30 % de vérifications manuelles sur leurs réservations si elles sentent des suspicions quant aux réservations. Cela arrive principalement si les passagers et le payeur n'ont pas les mêmes noms, si le temps entre la réservation et le départ est de moins de 24 heures et si la réservation est effectuée pour un aller simple. Les fraudeurs font en sorte qu'une transaction ait l'air normale et utilisent différents scénarios. Pour contrer les fraudes, une compagnie utilise en moyenne 5,8 outils de détection. Le rapport conseille aux entreprises d'utiliser différents outils à chaque étape, qui sont les suivantes : réservation, autorisation de paiement, dépistage des fraudes, émission de facture et règlement. 98 % des compagnies aériennes utilisent des systèmes de validation au dernier stade, souvent fournis par les compagnies de cartes de paiement.

Vérifications manuelles

Si une réservation est considérée comme suspicieuse, elle passera alors en examen manuel, et cela implique forcément des coûts (pour ce faire, 21 % des compagnies souhaitaient augmenter leurs effectifs en 2009). Ces investissements sont d'ailleurs d'autant plus pertinents que le turnover des vérificateurs est important, donc nécessite un budget de formation conséquent. En ce sens, l'étude explique que pour améliorer la productivité des vérifications, l'usage d'un système de décision automatique peut aider à adapter les processus de vérifications aux différents schémas de fraudes possibles. Les systèmes de gestions de cas permettront ainsi de réduire le temps passé par vérification. Pour CyberSource, il faut également traquer les fraudes en ligne pour les réservations qui ont finalement été approuvées après le processus de vérification. Pourtant, plus d'un quart des compagnies ne le font pas, et cela entraîne des failles dans l'analyse des scénarios de fraudes, car en écarte certains.

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