"Les comparateurs de voyages sont des moteurs de transparence"

Par 29 mars 2011
Mots-clés : Smart city, Europe
Voyage et ordinateur

Le développement de solutions de comparaison des voyagistes répond à une volonté économique des consommateurs et amène les professionnels à être plus transparents sur leurs tarifs, notamment quant aux frais annexes.

Entretien avec Guillaume Bril, directeur business développement chez Liligo.com.

L’Atelier : Proposer de comparer les tarifs amène t-il véritablement à plus de transparence de la part de vos partenaires ? Pourquoi tant d’exigence quant à la transparence de vos partenaires ?

Guillaume Bril : Oui, nos partenaires se rendent compte que les comparateurs sont des alliés qui peuvent leur apporter du trafic, mais également améliorer leur image. Et le consommateur se lasse vite s'il est trompé, notamment s'il voit des comparateurs afficher des tarifs attractifs alors qu’une fois redirigé sur le site d’un voyagiste, il verra des frais supplémentaires s’accumuler. Nous sommes intransigeants avec nos partenaires quant à la transparence des tarifs et nous avons une équipe de quatre personnes qui contrôle quotidiennement leurs prix. Les partenaires – voyagistes et transporteurs – qui souhaitent masquer certaines charges, le faisaient pour conserver leur clientèle. A tort car cette dernière est devenue de moins en moins fidèle.

C’est donc un gage de qualité…

Oui, en partie. L’augmentation de la transparence est également due au fait que la DGCCRF* contrôle de plus en plus les prix, ce qui n’était pas forcément le cas avant. Aujourd’hui l’expérience voyage se fait principalement sur l’hôtel. Nous travaillons avec une quarantaine de partenaires mais la force d’un comparateur exhaustif se fait sur les vols secs. Si je reprends l'exemple de Liligo, notre technologie permet de filtrer l’ensemble des compagnies et des agences de voyages en direct. Ce qui offre un prix fidèle à la réalité et non obsolète. Notre technologie capte les flux XML des partenaires et si leur technologie n’est pas compatible, un logiciel simulera la demande du client chez eux.

Les voyagistes refusent-ils souvent de travailler avec un comparateur ?

Non, de moins en moins. En fait ils n’ont plus tellement le choix puisque comme le client fait de plus en plus de recherches avant de partir et finit souvent par passer par un comparateur. Si la compagnie ou le voyagiste n’est pas référencé, c’est alors une perte de trafic importante pour lui. A ce titre nous avons un taux de conversion très bon qui se situe autour des 15 % pour le low-cost, de 8 à 10 % pour les vols réguliers et de 3 à 4 % pour les hôtels. Au final, les comparateurs comme Liligo sont aussi des outils de benchmark et de positionnement pour les partenaires.

* Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

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