La compétitivité à l'international passe aussi par les réseaux sociaux

Par 14 octobre 2010 Laisser un commentaire
Personnages reliés entre eux

Utiliser les plates-formes collaboratives facilite le travail en équipes à l'échelle mondiale et la possibilité pour les entreprises de repérer des opportunités de croissance.

Les entreprises qui se développent à l'international - et plus particulièrement celles issues de marchés émergents - ne sont pas tant guidées pas la rationalisation des coûts que par la recherche de main d'œuvre capable de capitaliser sur des opportunités de croissance. Voilà ce que note un institut d'IBM* dans une étude. Selon celle-ci, baptisée "Working beyond borders", cela implique des changements au niveau des stratégies de management, dans le but d'identifier plus rapidement les professionnels les plus prometteurs mais aussi pour faciliter l'échange à l'échelle internationale. Et pour y parvenir, réseaux sociaux et outils collaboratifs ne doivent pas être négligés, rend compte IBM. Selon les auteurs, il suffit de voir les chiffres : les entreprises qui enregistrent des performances financières importantes sont 57 % plus enclines à utiliser des plates-formes sociales et de collaboration au niveau international que leurs homologues moins heureuses.

Identifier les compétences

Pour un cinquième des cadres interrogés, ces solutions servent à identifier les compétences sur un sujet donné. Quand pour un peu moins de 30 %, il s'agit de diffuser l'innovation plus aisément. "La compétitivité à l'international dépendra du talent à assimiler l'information et à permettre à un groupe de personnes à travers le monde de partager leur point de vue", note à ce sujet Denis Brousseau, vice président du pôle Organisation et Ressources Humaines chez IBM Global Business Services. Et il faut croire que ces arguments portent : selon IBM, plus de 20 % des personnes ayant répondu à l'étude affirment que leur entreprise a augmenté ses investissements dans de tels dispositifs malgré la crise économique. Reste que pour le moment, les entreprises semblent encore avoir du mal à identifier et fidéliser les futurs leaders. Selon l'étude, moins d'un cadre sur trois interviewés estime que sa compagnie s'intéresse au sujet.

Des embauches en Amérique et en Europe

Rien de dramatique cependant : un tiers des répondants issus de marchés matures, et plus de 40 % de ceux qui travaillent pour une entreprise installée dans un marché émergent sont en train d'accroître leurs investissements en la matière. A noter que la volonté d'expansion à l'international centrée sur les compétences s'illustre par une hausse des embauches en Amérique du nord et en Europe. Notamment de la part de ce que les auteurs appellent les forces jumelles, l'Inde et la Chine. Un peu moins de la moitié des compagnies indiennes annoncent ainsi souhaiter augmenter leurs effectifs dans ces deux zones. Du côté des sociétés chinoises, un tiers lorgne vers les Etats-Unis, quand un peu moins de 15 % s'intéressent à l'Europe. L'étude a été menée auprès de 700 responsables des ressources humaines et cadres seniors issus d'une trentaine d'industries, et répartis dans plus de soixante pays.

*l'Institute for Business Value

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