La complainte d'un wanna-geek qui n'en peut mais (en attendant de se refaire)

Par 26 août 2010 1 commentaire
Mots-clés : Amérique du Nord

Je suis là, de mon balcon qui se donne au Mont Blanc, maintenant plongé dans la nuit ou du moins une forte obscurité trouée de petites ou grandes lumières, et avec lui les Alpes et la vallée toute entière ; je reçois l'information via les airs, et alors que je lisais les écrits de Caroline, Basile, Lila, Philippe et Joy, mon walkman a diffusé une vieille ballade (*) en rock progressif de l'année 69, que j'avais acheté à un temps à la limite du CD, après qu'un Hamster Jovial m'ai fait redécouvrir la musique psychédélique ; Gotlib Marcel, sois en remercié. Et là j'ai cru que cela s'adressait à moi, rejoignant ainsi les quelques précieuses acrimonies de mon entourage sur mon technocentrisme, mon addiction à Twitter, à Foursquare et à toutes les âneries futures et déjà passées, âneries qui n'en seront pas moins essentielles à la construction de nos sociétés, pour le meilleur ou pour le pire.

"(...) Where have you been ?
I've been here and I've been there
And I've been in between.

I talk to the wind
My words are all carried away
I talk to the wind
The wind does not hear
The wind cannot hear.

(...) You don't possess me
Don't impress me
Just upset my mind
Can't instruct me or conduct me
Just use up my time"

Oui, c'est donc cela. Les technologies collaboratives et interactives sont les LSD, les psilocybes du geek, fils spirituel des hippies qui ont peuplé San Francisco de vilains pulls avant de fonder des entreprises informatiques.  Qui a dit "attention à la gueule de bois" ?

Demain, je me pencherais sur les effets euphorisants de la chanson "Les anarchistes" de Léo Ferré face aux moteurs de recherche sémantiques et à la contextualisation à tout crin.

(*) King Crimson / In the court of the Crimson King / I talk to the wind

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Soumis par Anonyme - le 27 août 2010 à 02h51

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