Le comportement du robot s'inspire de celui des insectes

Par 13 mai 2008
Mots-clés : Smart city

SPARC applique les capacités d'adaptation développées par les insectes aux systèmes robotisés. Un programme qui vise l'autonomie totale de ces derniers.

S'inspirer des capacités d'adaptation des insectes pour perfectionner les systèmes d'intelligence artificielle. Tel est le parti pris du projet européen SPARK. Ce programme développe ainsi une nouvelle architecture pour les robots, inspirée du concept d'auto-organisation qui gouverne les comportements de systèmes vivants. Baptisé SPARC (pour Spacial-temporal Array Computer), le logiciel développé reproduit les fonctions basiques du cerveau des insectes : le système robotisé récolte les informations sur son environnement via ses capteurs visuels, auditifs et tactiles. L'analyse de ces données va ensuite définir les comportements du robot en fonction des conditions extérieures. "SPARC est un premier pas pour recréer une architecture propres aux êtres vivants basée sur la perception et l'action", explique Paolo Arena, coordinateur du projet.
Réagir aux stimuli externes
"Un schéma dans lequel des comportements basiques, comme s'échapper ou se nourrir, sont intrinsèques, alors que d'autres sont appris. Ce fonctionnement permet de développer de plus grandes capacités cognitives". Cette combinaison entre réflexe et apprentissage autonome observée chez les insectes permettrait ainsi aux robots de mieux s'adapter à leur environnement. Ces machines intelligentes pourront être à terme utilisées par l'industrie ou encore les services de secours et de sécurité. Elles seraient ainsi capables de trouver des hommes enterrés sous un amas de gravats suite à une explosion ou un tremblement de terre. Ce, en adaptant leur mission de sauvetage selon l'état du terrain. Une fois que le robot a reçu des instructions, compatibles avec ses capacités logicielles et mécaniques, il est alors capable de trouver seul la meilleure façon d'y arriver.
S'adapter de façon autonome
"Le robot va d'abord agir en faisant appel à ses comportements primaires", indique le chercheur. "Une plus grande intelligence va ensuite être développée au plus haut niveau de l'architecture, qui va générer une dynamique autonome de réflexion, en réaction au contexte externe". Les comportements basiques sont par exemple la capacité d'un robot à se diriger vers une source de bruit : les réflexes développés en parallèle par le logiciel vont quant à eux lui permettre d'éviter les obstacles et de continuer sa route. Il saura par exemple adapter sa façon de se déplacer sur un terrain inconnu, selon si le sol est dur, vallonné, humide, etc. L'un des objectifs principaux de l'équipe de recherche étant le développement d'un système capable d'agir intelligemment et indépendamment du contrôle humain.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas