Comprendre ou conduire, il faut choisir

Par 25 janvier 2010
Mots-clés : Amérique du Nord, Europe

"Hélas, la civilisation avance et nous amène bien du tracas". J'aurais tout aussi bien pu commencer ce post par "Ciel, mon mari", mais cela aurait été encore moins approprié. "Il est loin le temps où" l'on pouvait prendre son terrible engin à deux ou quatre roues et aller naviguer sur les chemins bitumeux après une cuite mémorable.

Et heureusement. Après vous avoir narré les résultats d'une étude américaine, nous nous intéresserons à d'autres interdits probables. "Selon icelle", si la conversation réduit les capacités des conducteurs, la conduite réduit - elle - les capacités des penseurs.

"D'où résonne ce terrible présage ?" Du Beckman Institute for Advanced Science and Technology en Illinois, sis aux USA (*). Celui-ci explique que (en VO traduite, donc en VF) "comme l'attendaient les chercheurs, la capacité des participants à se souvenir et à réciter une histoire déclinait significativement si il ou elle conduisait aussi durant l'exercice."

Les conséquences de cette trouvaille, "que de découverte nous ne pouvons affubler". L'intelligence diminue durant la conduite automobile. Ce qui est contraire à la conduite. Donc il faut interdire cet exercice mouvant aux humains. "Las, il quitta son preux destrier et se dirigea seul vers sa funeste destinée"

"C'est moi le roi de la route
Je me amuse à 200 à l'heure
Je peux faire Paris-Beyrouth
En une demi-heure
C'est moi le roi de la route
Même si les enfants ont peur
Je me faufile sans un doute
Sans aucune frayeur"

(*) Dans l'expérimentation en question, les participants étaient assis dans un simulateur simulant un véhicule à l'arrêt ou en mouvement dans un trafic urbain dense tout en écoutant une courte histoire inédite. Les cobayes devaient ensuite narrer cette histoire, toujours en situation. Cette remémoration était ensuite reproduite une fois sortie du simulateur

(**) Nonnes troppo / Le roi de la route

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