La concurrence asiatique freine l'innovation américaine

Par 31 mai 2011
Chine US

Les chercheurs sont de plus en plus attirés par des pays comme la Chine, la Corée du sud ou le Japon. Ce qui implique que les entreprises commenceraient à avoir du mal à trouver la main d'œuvre adéquate.

Les Etats-Unis ont plus de mal qu'avant à faire repartir leur croissance alors même que par le passé ils ont toujours su tirer profit de l'innovation et de leur avance technologique dans de nombreux domaines. Comme le souligne un rapport de McKinsey, ils doivent désormais faire face à la concurrence des pays asiatiques comme la Chine, la Corée du sud ou encore le Japon. De plus, les Américains doivent faire face à un nouveau problème que connaissaient déjà les européens : la fuite des cerveaux et un esprit entrepreneurial qui tend à diminuer.

Attirer à nouveau des talents

D'après les entrevues que le cabinet a réalisé avec plusieurs dirigeants d'entreprise, il en ressort qu'aujourd'hui deux tiers des entreprises américaines dites "innovantes", c'est-à-dire ayant un rapport avec les nouvelles technologies, ont du mal à trouver une main d'œuvre qui correspond à leurs besoins. Il semble en effet que les laboratoires de recherche, notamment asiatiques, attirent de plus en plus les chercheurs du monde entier et remplacent progressivement le mythe des universités et des laboratoires américains. Selon les analystes, il faut, aux Etats-Unis, recréer un écosystème innovant et cela passera par des politiques publiques plus actives et des investissements importants dans les infrastructures.

Mener une politique active

L'administration Obama devra en effet parier comme prévu sur le développement durable et les transports notamment en axant sur le crédit impôt Recherche. Les Etats-Unis bénéficient aujourd'hui d'un environnement favorable aux start-up qui ont pourtant du mal, post crise, à trouver des financements. C'est pour cette raison que le gouvernement devrait inciter les grands groupes américains à parier sur le potentiel innovant des jeunes pousses. Elle devra également faire évoluer sa politique d'immigration puisque l'administration délivre aujourd'hui près de 65 000 visas spéciaux pour les chercheurs contre 195 000 en 2003.

 

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