Le concurrent européen du GPS, Galileo, est sur les rails

Par 27 mai 2003
Mots-clés : Smart city, Europe

Les quinze pays européens ont finalement réussi à se mettre d’accord sur le programme de lancement de Galileo, a-t-on appris lundi 26 mai par l’Agence spatiale européenne (ESA). Un système de ...

Les quinze pays européens ont finalement réussi à se mettre d’accord sur le programme de lancement de Galileo, a-t-on appris lundi 26 mai par l’Agence spatiale européenne (ESA). Un système de positionnement par satellite va donc équiper l’Europe et lui permettre d’être réellement indépendante du réseau américain GPS, d’ici 2008.

L’accord permet également la création de l’entité juridique commune à l’ESA et à l’Union européenne (UE), qui peinait à voir le jour du fait de la mauvaise volonté de l’Espagne. Le projet, qui devrait coûter environ 3,3 milliards d’euros, verra sa première phase (1,1 milliard d’euros) financée à part égale par l’UE et l’ESA. Ce projet devrait générer 140 000 emplois en Europe.

Les objectifs de Galileo sont autant civils, localisation de bateaux, voitures, flottes de camions ou encore avions, que militaires, pour le guidage des missiles notamment. Le système repose sur 30 satellites postés sur trois orbites terrestres circulaires de 23 616 km d’altitude. Deux centres de contrôle seront mis en place en Europe pour suivre le fonctionnement des satellites et gérer les systèmes de navigation.

Différentes sociétés prendront part au projet, comme Astrium, filiale du groupe européen d’aéronautique, d’espace et de défense EADS, Alcatel Space et Alenia Spazio, qui ont créé Galileo Industries, destinée à être maître d’œuvre du projet. Galileo va relancer la vitalité des entreprises du secteur, et particulièrement d’Arianespace, qui ont souffert de la crise des nouvelles technologies.

(Atelier groupe BNP Paribas – 27/05/03)

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