Conformité aux réglementations comptables : 50 % des DSI français ne la jugent pas prioritaire

Par 21 mars 2005

Le spécialiste en Business Technology Optimization (BTO) Mercury Interactive a évalué la maturité des entreprises européennes quant à leur mise en conformité avec les nouvelles réglementations...

Le spécialiste en Business Technology Optimization (BTO) Mercury Interactive a évalué la maturité des entreprises européennes quant à leur mise en conformité avec les nouvelles réglementations financières. Pour ce faire, l'éditeur a commandité une vaste enquête menée par "The Economist Intelligence Unit (EIU)" auprès de plus de 750 responsables informatiques en Europe et en Asie.

Les réglementations comptables et financières (Sarbanes Oxley Act aux Etats-Unis, loi sur la sécurité Financière en France - LSF...) doivent assurer la transparence des comptes, tant pour les actionnaires que pour les pouvoirs publics. Selon l'étude « EIU », il apparaît qu'aujourd'hui encore 37 % des départements informatiques n'ont pas pris conscience de la dimension stratégique de ces nouvelles réglementations (34 % pour la France).

Dans le peloton de tête des explications arrivent le manque de temps et l'absence de budget , deux motifs cités par 35 % des sondés. Plus inquiétant, 5 0 % des DSI français estiment que la mise en conformité n'est pas une priorité ! (37 % pour la région EMEA). Même si 4 8 % des DSI français reconnaissent qu'elle aura un fort impact sur le système d'information (34 % EMEA). Lorsqu'ils sont interrogés sur les bénéfices qu'ils retireraient de cette réforme, 54 % des répondants français y voient un impact positif sur la gouvernance IT (contre 39 % EMEA).

En France, La Loi de Sécurité Financière impose aux entreprises cotées de détailler, entre autres, les processus de contrôles internes mis en place dans l'élaboration et le traitement de l'information comptable et financière. Si le chef d'entreprise demeure personnellement et pénalement responsable de la véracité de son bilan, la responsabilité du DSI est d'assurer la fiabilité du circuit de l'information financière. En cas de défaillance, il encourt un risque le licenciement. Et dans le cas où la direction générale lui aurait délégué la responsabilité de la véracité du bilan, il peut faire l'objet d'une poursuite pénale.

Bien que la date d'application de la Loi de Sécurité Financière remonte à Août 2003, il semble que les DSI français soient encore loin d'avoir pris conscience de toutes les conséquences d'une non mise en conformité.

75 % des décideurs informatiques affirment ne pas avoir mis en place de comité interne pour assurer la conformité à la LSF dans leurs directions. Seuls 32 % des dirigeants informatiques affirment avoir défini des processus spécifiques permettant l'application de cette loi et les avoir automatisés et seulement 13 % les avoir fait valider au préalable .

72 % avouent ne pas connaître le coût réel lié à la mise en place de ces nouveaux processus obligatoires et 80 % ne connaissent pas l'impact pour leurs entreprises des autres lois financières européennes ou internationales.

(Atelier groupe BNP Paribas - 21/03/2005)

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