La conformité à Sarbanes-Oxley moins prioritaire outre-Atlantique

Par 26 mars 2008
Mots-clés : Smart city

Les entreprises américaines seront moins disposées à consacrer des budgets pour leur conformité aux lois Sarbanes-Oxley cette année. L'effort sera en revanche plus appuyé du côté du management du risque.

Si les grands chantiers en matière de gouvernance font partie des impondérables pour les entreprises américaines, la conformité aux préceptes de Sarbanes-Oxley ne semble plus être en tête de leurs priorités. Rappelons que cette législation américaine vise la réforme de la comptabilité des sociétés cotées. D'après le cabinet AMR Research, l'augmentation des dépenses pour le triptyque gouvernance, management du risque et conformité qui devrait s'opérer cette année ne se fera pas au profit de cette dernière. Sur une augmentation totale de plus de 7 % de la dépense comptabilisée pour la somme de ces trois domaines, les montants alloués à la conformité aux lois Sarbanes-Oxley ne devraient progresser que de 2 %.
Priorité au management du risque
Soit tout juste 6 milliards de dollars consacrés à la mise en conformité des comptes, avance le cabinet d'étude. Ce dernier explique qu'outre-Atlantique, les entreprises viennent d'opérer un glissement de leurs budgets dits de GRC (governance, risk management, compliance), désormais plus tournés vers le management du risque. D'après une récente enquête menée par AMR auprès de près de 500 professionnels de l'informatique et de la stratégie, près d'un tiers aurait révélé qu'une meilleure gestion et la réduction de leurs risques seraient les premiers moteurs de ces investissements de GRC en 2008. "Dans ce climat économique, les entreprises ne peuvent plus uniquement établir leurs dépenses en fonction de nouvelles régulations", indique John Hagerty, consultant pour AMR.
Contraintes budgétaires
Et ce dernier d'ajouter : "dans la mesure où les responsables d'entreprise prennent conscience de la manière dont les risques business et également informatiques affectent leur résultats, leur dépenses s'orientent vers une approche du risque plus stratégique que tactique". Le cabinet souligne par ailleurs que le nombre de services dédiés aux activités de GRC a décru à mesure que les sociétés ont rationalisé leurs départements "conformité". Reste que les initiatives en la matière sont toujours très consommatrices de ressources humaines. Les deux tiers des budgets destinés au triptyque gouvernance, management du risque et conformité seront consacrés à des dépenses liées aux personnels cette année, conclut AMR Research.

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