Conjoncture

Par 16 juillet 2002

Selon une nouvelle étude menée pour la Commission européenne par EOS Gallup Europe, les européens sont plus réservés que les américains en matière de création d’entreprises ...

Selon une nouvelle étude menée pour la Commission européenne par EOS Gallup Europe, les européens sont plus réservés que les américains en matière de création d’entreprises. Bien que les personnes interrogées soient majoritairement favorables, dans les deux zones géographiques, à la nécessité de donner une seconde chance à ceux ayant lancé une entreprise et ayant échoué, 48 % des Européens, contre 37 % des Américains estiment qu’il ne faut pas lancer une entreprise s’il y a un risque d’échec. 59 % des personnes interrogées aux Etats-Unis considèrent le statut d’indépendant comme attrayant, contre 48 % en Europe. En 2000, les Européens s’étaient prononcés majoritairement en faveur du statut d’indépendant. Ce sont surtout les hommes et les personnes âgées de moins de 25 ans qui opteraient pour ce statut. Les personnes interrogées de l’Europe méridionale et d’Irlande sont les plus favorables au statut d’indépendant. La Finlande et le Danemark sont en tête pour le passage à l’acte avec respectivement 25 et 24 % des personnes interrogées. Le nombre de personnes souhaitant lancer ou reprendre une entreprise est identique en Europe et aux Etats-Unis. Cependant, 21 % des américains interrogés ont repris ou créé une entreprise, contre 17 % des européens. Près de 34 % des Européens interrogés et 30 % des Américains n’ont jamais envisagé de créer ou de reprendre une entreprise. L’étude a aussi constaté que les personnes interrogées d’Europe et des Etats-Unis préféreraient créer une nouvelle entreprise plutôt que d’en reprendre une, si elles en avaient les moyens. Le principal obstacle à la création d’entreprise est le manque de soutien financier. Ce défaut au sein de l’UE est le moins redouté en Finlande et aux Pays-Bas et le plus redouté en Europe méridionale. Seconde difficulté citée principalement en Italie, au Portugal, en France et en Suède : les difficultés administratives. Bien que les Européens soient plus enclins à suivre des cours de formation à la gestion d’entreprise que les Américains, un grand nombre d’entre eux considère que l’esprit d’entreprise ne peut s’enseigner. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 16/07/2002)

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