Conjoncture

Par 08 janvier 2003
Mots-clés : Smart city, Europe

Chaque mois, le greffe du Tribunal de Commerce de Paris (http://www.greffe-tc-paris.fr) examine les chiffres clés de la vie des entreprises de Paris intra-muros. Désormais, chaque mois, le greffe ...

Chaque mois, le greffe du Tribunal de Commerce de Paris (http://www.greffe-tc-paris.fr) examine les chiffres clés de la vie des entreprises de Paris intra-muros. Désormais, chaque mois, le greffe se penche aussi sur l’état de santé économique de l’un des secteurs d’activité composant le tissu économique parisien. Cette deuxième analyse sectorielle est consacrée à l’hôtellerie-restauration. Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration compte 17 712 établissements fin octobre 2002, soit 6,2 % de la totalité des entreprises en activité aujourd’hui dans Paris intra-muros, contre 17 582 au 31 octobre 2001 (+ 0,7 %). 50 % de ces établissements sont situés dans les 8ème, 9ème, 10ème, 11ème, 15ème et 18ème arrondissements. Le 11ème et le 18ème arrondissements concentrent 16 % des entreprises du secteur, soit 2 800 établissements. 63 % des entreprises sont des sociétés à responsabilité limitée. La grande majorité d’entre elles sont des PME. 3 133 entreprises ont déposé leurs comptes annuels 2001 : 1 024 d’entre elles, soit 32,6 %, ont déclaré un chiffre d’affaires compris entre 100 000 et 300 000 euros, 12 entreprises seulement ont déclaré un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros. 2 315 entreprises, soit 13 %, sont engagées dans le sous-secteur « hôtellerie ». 15 267 entreprises, soit 87 %, exercent leur activité dans le sous-secteur « restauration traditionnelle, rapide, livrée ou traiteur ». De janvier à octobre 2002, 1 520 nouvelles entreprises ont été enregistrées dans le secteur « hôtellerie et restauration », contre 1 664 en 2001 (- 8,6 %). 56 nouveaux hôtels, toutes catégories confondues, ont été créés de janvier à octobre 2002, contre 79 l’an passé (- 29 %). 1 465 entreprises ont été créées en 2002 dans le sous-secteur restauration traditionnelle, rapide, livrée et traiteurs, contre 1 585 créations pour les 10 premiers mois de 2001 (- 7,6 %). 1 074 entreprises du secteur « hôtellerie et restauration » font actuellement l’objet d’un jugement de redressement ou de liquidation judiciaires, soit 7 % des entreprises parisiennes défaillantes. De janvier à octobre 2002, le Tribunal de commerce de Paris a prononcé 246 jugements d’ouverture de procédures collectives, contre 205 en 2001 (+ 20 %). 199 entreprises, soit 82,9 %, ont été liquidées immédiatement en 2002 (- 2 % par rapport à 2001). En 2002, les hôtels et restaurants faisant l’objet d’un jugement d’ouverture en redressement ou en liquidation judidicaire ont déclaré un actif disponible cumulé de 26 621 858 euros. L’actif disponible moyen s’élève à 108 200 euros par entreprise, soit trois fois plus qu’en 2001. Le passif cumulé déclaré au greffe de ces entreprises s’élève à 52 481 000 euros, soit un passif moyen cumulé de 213 330 euros par entreprise (+ 94 % par rapport à 2001). De janvier à octobre 2002, 625 salariés au moins ont été directement concernés par les défaillances d’entreprises de ce secteur, contre 347 en 2001 (+ 80 %). Concernant les entreprises du secteur hôtellerie, le Tribunal de commerce de Paris a prononcé quatre jugements d’ouverture de procédures collectives en 2002, soit trois liquidations judiciaires immédiates et un redressement judiciaire, contre six liquidations judiciaires immédiates et trois redressements judiciaires en 2001. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 08/01/2003)

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