Connaître le comportement des autres conducteurs améliore la sécurité

Par 05 décembre 2011
voiture

Connecter une caméra installée à un feu rouge à un système d'évaluation de la vitesse d'une voiture approchante permettrait de savoir si cette dernière compte s'arrêter et, dans le cas contraire, d'en avertir les véhicules alentour.

Pour prévenir une partie des accidents sur route, il serait possible de prévoir et d'informer les automobilistes sur les risques qu'un conducteur tiers ne respecte pas un feu rouge, affirme une équipe du MIT. Elle a mis au point un algorithme capable de prévoir à l'avance si oui ou non un automobiliste risque de franchir le feu alors que celui-ci interdit le passage. Concrètement, une caméra est placée au niveau du feu tricolore. Lorsqu'une voiture approche, le logiciel intégré à la caméra en question détermine à la fois sa vitesse et la distance à laquelle elle se trouve. A partir de ces deux données, il calcule ensuite la distance d'arrêt nécessaire au véhicule. Si celle-ci est supérieure à la distance restante, et que le feu est rouge, alors le logiciel en déduit que la voiture en question ne compte pas s'arrêter.

Un dispositif utile si mis en réseau

Pour les chercheurs, le système pourrait prendre tout son sens, à condition de parvenir à mettre au point des voitures capables d'interagir avec leur environnement. En l'occurrence, il serait nécessaire de fournir à un véhicule tierce le moyen d'obtenir l'information collectée par la caméra, puis de le communiquer au conducteur. Par exemple, si le conducteur en question provient d'une route perpendiculaire à celle où le feu est rouge (le sien est donc au vert), le logiciel serait capable de le prévenir en cas de risque. Cela, afin de lui permettre de ralentir par avance, d'anticiper la situation.

Un outil qui se doit d'être précis pour être utilisable

Pour les chercheurs, la difficulté réside en fait à trouver l'équilibre entre un dispositif trop laxiste, et donc peu sécurisé, et trop "pessimiste". Comme l'expliquent les chercheurs, "si l'outil commence à signaler des problèmes là où il n'y a finalement aucun risque, alors très rapidement, les conducteurs préfèreront désactiver l'outil". Testé sur un panel de 15000 voitures, l'algorithme a montré une capacité à prévoir avec 85% d'exactitude l'attitude du véhicule en approche, soit d'après les chercheurs "une amélioration de 15 à 20% par rapport aux algorithmes existants".

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