Connaître la réaction d'un internaute face à une tâche améliore la navigation

Par 12 janvier 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Quid de l'influence du cognitif sur la navigation ? La difficulté réelle d'une tâche influence par exemple la perception qu'en a un internaute. Autant de facteurs à maîtriser pour améliorer l'interaction avec les utilisateurs.

En quoi une tâche à accomplir sur le web influence-t-elle le comportement des internautes et la manière dont ils perçoivent cette dernière ? Un chercheur américain de l’université de Rutgers s'est posé cette question, afin d'approfondir la connaissance de l'influence des facteurs cognitifs (perception, attention, mémoire...) sur la navigation. D’après lui, les résultats de cette étude pourraient également intéresser les concepteurs de site pour déterminer à quel moment optimal interagir avec un internaute. Pour répondre à sa question, il a proposé à des internautes "cobaye" d'effectuer des recherches sur Wikipédia de différentes natures et difficultés. Sans trop de surprise, plus la tâche était objectivement facile, plus leurs résultats étaient pertinents. Les internautes perçoivent également comme difficile une tâche qui l’est objectivement, mais pas autant que prévu.
95% de notre comportement est non conscient
La difficulté objective de ce qu'il faut réaliser et la difficulté perçue sont liées, mais ce n’est pas le seul facteur à entrer en compte", explique à L’Atelier Jacek Gwizdka, auteur de l’étude. Un phénomène qui n’étonne pas Marc Van Rymenant, PDG de Netway : "95% de notre comportement est non conscient", explique-t-il à L’Atelier. "Lorsqu’un internaute est motivé, il aura moins l’impression qu’une tâche est difficile". Durant la recherche, un pop-up apparaissait avec lequel les internautes étaient chargés d’interagir le plus rapidement possible. "En mesurant le temps de réaction des internautes à ce pop-up, il est possible d’évaluer le niveau de difficulté de leur tâche principale", explique le chercheur. Plus le temps de réaction est important, plus cela signifie qu’ils sont occupés et donc que la tâche qu’ils accomplissent à ce moment là leur demande des efforts intellectuels.
Contenu et mode d’interaction aussi importants l’un que l’autre
Et de souligner que cela concerne surtout l’entrée de mots clefs ou la rédaction d’un résumé des recherches effectuées. "En comparaison il semble que les internautes soient moins perturbés lorsqu’ils se contentent de naviguer sur une page ou de lire", ajoute-t-il. Pour Marc Van Rymenant, la meilleure façon de ne pas perturber un internaute, c’est de rester dans le chemin de ce qu’il est venu faire. "Le mode d’interaction n’est pas plus important que le contenu", explique-t-il. "Il faut surtout éviter le désengagement de l’internaute". Un bémol tout de même, l’étude a été menée uniquement auprès d’étudiants, souvent extrêmement familiers avec Internet. "Les conclusions de l’étude sont à modérer", explique Marc Van Rymenant. "Il y a un décalage avec la réalité d’Internet".

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1 Commentaire

Quelle est la référence de cette étude ? Qui est ce chercheur américain ? MerciRégine, envoyez nous un mail (voir page contacts) et nous vous répondrons.
Cordialement,
La rédaction

Soumis par Regine Lambrecht (non vérifié) - le 15 janvier 2010 à 14h25

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