Connecter des neurones humains à un robot pour comprendre le cerveau

Par 11 septembre 2009
Mots-clés : Smart city, Europe

Les neurones sont capables de communiquer avec des machines par signaux électriques. Les impulsions générées en réponse aux stimulations vont être étudiées afin de mieux comprendre les maladies neurologiques.

Un robot contrôlé par des cellules de cerveau humain? C’est ce qu’envisagent les chercheurs Kevin Warwick et Ben Whalley de l’université de Reading au Royaume-Uni, d’après un article du NewScientist. Leurs premières expérimentations, effectuées l’année dernière à partir de neurones de rats, ont démontré que ces derniers peuvent exercer une activité électrique capable de guider les déplacements d’un simple appareil sur roues. Les chercheurs britanniques prévoient de renouveler l’expérience avec des cellules humaines. L’équipe pense qu’en observant les réactions d’une culture de neurones en pleine stimulation, on devrait améliorer notre compréhension de certaines pathologies neurologiques.
Une structure semblable à un tissu vivant
Lors des travaux menés sur les cellules de rats, 300 000 neurones avaient été installés dans un pot contenant une mixture à base de nutriments et d’antibiotiques, et reliés au capteur de distance à ultrasons d’un petit robot. Les cellules communiquaient entre elles une fois cultivées pour que des connections s’établissent afin de former un tissu semblable à celui trouvé chez une créature vivante. Une certaine zone du tissu de neurones répondait aux impulsions émises par le capteur lorsqu’il détectait un mur, et permettait ainsi au robot de se détourner.
Comprendre les pathologies cérébrales
Le deuxième volet d’expérimentations, celui exploitant des neurones humains vise d’une part le traitement de pathologies neurologiques comme l’épilepsie ou la maladie d’Alzheimer. Certaines décharges provoquées par une manifestation à l’unisson des neurones peuvent être similaires à celles rencontrées lors de crises d’épilepsie. Si ce comportement peut être altéré chimiquement ou physiquement, il est alors possible de créer une thérapie pour contrôler ces phénomènes. D’autre part, il s’agira de comparer le comportement des neurones humains avec celui des cellules de rats, en matière de contrôle de robot, pour en tirer des conclusions au niveau des aptitudes d’apprentissage et de la mémoire.

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