La connectivité permanente désormais considérée comme une évidence

Par 07 juillet 2011
Mots-clés : Digital Working, Europe
Smartphones

Avec la multiplication des smartphones et des tablettes, la consommation de certains usages est maintenant vue comme un acte du quotidien, dont les individus ont du mal à se passer.

L'usage généralisé des téléphones, des ordinateurs portables et maintenant des tablettes modifie la perception qu'ont les individus de l'usage qu'en font leurs pairs. Cela, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Ainsi, relate Intel dans une étude menée par le laboratoire Interaction and Experience Research de l'Intel Labs, la consultation de ses mails ou de ses comptes sociaux fait désormais partie des premiers gestes réalisés dans une journée : 67 % des personnes interrogées le font avant de partir travailler. Et près d'un quart le fait même avant de se lever. Faisant de cette connectivité un acte du quotidien complètement banalisé. Ainsi, selon l'étude, la majorité des personnes considère comme nécessaire de rester constamment connectées à une communauté virtuelle vivante. Cela afin de se sentir informé, en permanence, de faits pouvant se dérouler.

Impossible de se passer de son mobile

Pour plus de la moitié des sondés, se passer de son cellulaire serait ainsi considéré comme impossible. Du coup, l'usage du mobile dans la sphère publique est de moins en moins perçu comme agressif : seuls 7 % des individus interrogés jugent malvenu de consulter son téléphone en face de ses amis. De même, 16 % seulement continuent à mal prendre l'inattention d'une personne qui rédige un message tout en marchant dans la rue. Et les requêtes autour de la mise en place de règles communes se déplacent : c'est l'usage potentiellement dangereux pour la sécurité de ses données ou de sa personne qui dérange le plus.

Des sources différentes de nuisance

Près de 70 % évoquent l'écriture de SMS au volant comme un problème. Sur les réseaux sociaux, la rédaction de commentaires peu avenants est également montrée du doigt comme la pire nuisance. Malgré ces évolutions, la rencontre dans les espaces publics avec des personnes qui ont une conversation mobile à voix très haute dérange toujours : 67 % parlent de dérangement physique. Enfin, pour l'anecdote, il existe un espace dans lequel le téléphone n'est toujours pas accepté : celui du dîner. Le sondage a été réalisé en mai 2011 auprès de près de 13 000 personnes dans seize pays de la zone EMEA comme la France, l'Afrique du sud ou l'Egypte.

 

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