Connexion permanente et écologie sont compatibles

Par 18 mars 2009
Mots-clés : Smart city

La radio cognitive assure une connexion permanente à l'utilisateur. L'Institut Télécom est aussi sur ce créneau. Explication avec Serge Gourrier, son directeur scientifique adjoint.

L'Atelier : D'après vous quels sont les principaux apports de la radio cognitive sur lequel vous êtes avec le projet Teropp, à l'instar de Google et du projet Rocket.
Serge Gourrier : La radio cognitive est l'occasion de rester connecté tout en augmentant sa mobilité. C'est d'après moi un enjeu de l'Internet de demain. Cette radio "opportuniste" couvre un large spectre de fréquence : de 400MHz à 5GHhz. Il devient possible de se connecter aux différents réseaux sans-fil : cellulaire comme le GSM et radio comme le WiMax. Après, il y a deux scénarios sur lesquels nous travaillons. L'un est de décentraliser le processus afin de rendre les terminaux opportunistes. L'autre est que ce soit les opérateurs qui allouent les différents spectres aux utilisateurs. On ne peut pas exclure un scénario plus raisonnable qui passerait par une solution mixte.
En dehors de la connexion permanente, quels sont les apports de la radio cognitive ?
Cette méthode rend la connexion transparente pour l'utilisateur. Il reste connecté au réseau qui répond le mieux à ses besoins de services sans aucune intervention de sa part et sans interruption. C'est une solution écologique et bonne pour la santé publique. En optimisant l'allocation du spectre, on évite la surconsommation des émetteurs, ce qui entraîne des économies d'énergie. D'autant qu'avec le passage à la télévision numérique, de nouvelles fréquences radio vont se libérer. Ce qui va diminuer l'utilisation des fréquences les plus basses qui sont celles qui émettent le plus de radiations électromagnétiques.
De nombreux partenaires industriels vous épaulent. Quels sont leurs intérêts dans ce projet ?
Que ce soit pour les composants des terminaux avec STMicroélectronics ou les opérateurs téléphoniques comme Orange, chacun voit dans ce projet l'avenir de l'Internet mobile. Des groupes comme Thalès ou Thomson y voit des débouchés dans les communications militaires et la surveillance. Leur présence nous est nécessaire. Les obstacles techniques qu'il reste à franchir demandent la collaboration de partenaires dans les industries de télécommunications et des services. Pour fonctionner il faut que les smartphones intègrent des plates-formes de calcul plus puissantes et un système d'intelligence embarqué. Le point le plus important est d'avoir un meilleur convertisseur numérique/analogique réversible.

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