"Nous considérons le cloud comme un moteur potentiel de relance économique"

Par 26 avril 2010
Mots-clés : Smart city

Les services hébergés dans les nuages permettent à une entreprise de se consacrer à l'essentiel de son activité. Entretien avec Ken Wasch, président de SIIA.

La Software & Information Industry Association organisera du 10 au 12 mai avec OpSource la conférence All about the cloud, dédiée au rôle du cloud computing sur les stratégies d'entreprise et l'économie.
L’Atelier : Le cloud computing est souvent perçu comme une solution qui permet à une entreprise d'effectuer des économies, tout en accédant à une large palette de services. Procure-t-elle d'autres avantages ?
Ken Wasch : Effectivement, le cloud permet aux entreprises de réduire considérablement les investissements liés à la mise en place d'une infrastructure opérationnelle. Cela fait également économiser un temps précieux. Mais surtout, les services hébergés offrent aux compagnies la certitude que le service utilisé fonctionne comme il se doit. Les professionnels n'ont plus à dépenser d'importantes sommes d'argent dans des systèmes informatiques dont ils ne sont même pas sûrs qu'ils seront opérationnels une fois installés. Dans le modèle de cloud computing, c'est le fournisseur qui prend le risque, et non le client.
En quoi les services hébergés dans les nuages vont-ils jouer un rôle à l'échelle économique nationale ?
Nous considérons le cloud comme un moteur potentiel de relance économique. Ce qui a été particulièrement intéressant avec cette récession, c'est que les entreprises qui se sont mises à proposer des services à la demande, et qui se sont spécialisées dans le cloud computing, n'ont pas subi la crise économique. Au contraire, elles ont continué de prendre de l'importance, et d'augmenter leur chiffre d'affaire. Il y a plusieurs exemples qui me viennent en tête, d'entreprises qui ont émergé en très peu de temps: comme Salesforce.com, SuccessFactors, etc. Depuis près de quarante ans, il y a une tendance à la spécialisation. Quant aux entreprises qui adoptent ces services, c'est parce qu'elles veulent concentrer leurs ressources dans ce qu'elles savent faire de mieux - et laisser toutes les questions liées à l'infrastructure technique à quelqu'un d'autre. Ce qui leur laisse du coup la possibilité de plus se concentrer sur leur cœur de métier.
La démarche d'adoption de services de cloud computing diffère t-elle selon qu'on est une PME ou une entreprise de plus grande taille ?
Non, je ne le crois pas. La plupart des entreprises qui ne sont pas dans le secteur des nouvelles technologies sont traitées à la même enseigne, quelque soit leur taille. Elles ne souhaitent tout simplement pas engager des équipes au sein de leur structure pour s'occuper de leurs applications. Elles préfèrent laisser quelqu'un d'autre le faire : c'est-à-dire laisser quelqu'un gérer l'installation de l'infrastructure nécessaire, les délais, les mises à jour, le stockage, etc.

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas