Construire un réseau internet spatial, un projet crédible?

Par 20 janvier 2015 4 commentaires
Construire un réseau internet spatial, un projet crédible ?

Le fondateur de l’entreprise SpaceX, Elon Musk, a annoncé la semaine dernière son projet d’internet spatial. Le but de son opération : offrir un accès internet rapide et peu coûteux à l’ensemble du globe et au-delà d’ici 15 ans.

Co-fondateur du système de paiement en ligne Paypal, créateur d’un modèle de voiture électrique et d’une société consacrée à l’exploitation de l’énergie solaire, Elon Musk est réputé pour sa vision entrepreneuriale avant-gardiste. Le milliardaire travaillerait désormais sur un projet d’internet spatial qui consisterait à disposer près de 4000 microsatellites dans l’espace qui accorderaient à tous les habitants de la Terre un accès à internet plus rapide et moins couteux. Contrairement aux satellites utilisés actuellement – positionnés à 35 000 kilomètres de hauteur – ceux développés par SpaceX seraient postés à 1200 kilomètres au-dessus de la surface de la terre. Ces microsatellites, plus proches de notre planète, permettraient donc l’émission d’un signal beaucoup plus fort et rapide avec une vitesse comparable à celle de la fibre sur Terre.

Une couverture Internet totale sans zone blanche

Quelle peut être l’utilité d’un tel projet quand le réseau internet paraît déjà bien installé sur notre planète ? On ignore souvent que plus de 3 milliards d’êtres humains ne sont pas couverts par le réseau de l’internet : Elon Musk prévoit donc de leur procurer un accès afin de créer un système de communication globale. De plus, la proximité des satellites offrirait un signal de meilleure qualité et par conséquent un service internet beaucoup plus rapide, sans décalages ou éventuels bugs. De plus, internet deviendrait accessible à partir de n’importe quel endroit sur la planète, faisant d’internet un phénomène mondial. L’ambition d’Elon Musk dépasse même les limites de la Terre puisque ce dernier ne cache pas son souhait de construire carrément un second internet disponible sur la planète Mars et ce en vue de l’installation de futures colonies d’êtres humains...

Premier arrivé, premier servi

Un tel projet relève encore de la science-fiction pour la majorité d’entre nous. Musk est-il crédible quand il prédit que son projet d’internet spatial pourrait être réalisé d’ici quinze ans? Premier obstacle à la bonne réussite du projet, son coût.  Elon Musk, situe le montant de son projet entre 10 et 15 milliards de dollars (8 et 12 milliards d’euros), mais les frais pourraient décoller encore davantage. En effet, 4000 satellites plus légers et compacts doivent être élaborés, lancés dans l’espace et positionnés correctement requérant un investissement colossal. Mais le géant Internet Google n’est pas insensible à un tel projet. Désireux de démocratiser Internet,  il est probable que Google investisse dans le projet de SpaceX. D’autre part, La compétition existe dans le domaine de l’internet spatial : la société de Greg Wyler « OneWeb », financée en partie par le patron de Virgin, Richard Branson, prévoit également de construire un réseau internet composé de 648 microsatellites dans l’espace. Il serait inenvisageable que les deux projets cohabitent dans l’espace faute de place disponible, seule une collaboration entre les deux entreprises pourrait mettre un terme à cette compétition.

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4 Commentaires

plusieurs nouvelles de ce types et certains de ces projets verront le jour sans doute et notre univers se verra divisé entre "no place to hide" et accès à Wikepidia pour tous de préférence dans l'un ou l'autre des quelques 100 et plus langues encore parlées.

Soumis par Ninon Louise LePage (non vérifié) - le 20 janvier 2015 à 22h48

plusieurs nouvelles de ce types et certains de ces projets verront le jour sans doute et notre univers se verra divisé entre "no place to hide" et accès à Wikepidia pour tous de préférence dans l'un ou l'autre des quelques 100 et plus langues encore parlées.

Soumis par Ninon Louise LePage (non vérifié) - le 20 janvier 2015 à 22h48

Je suis en zone blanche (- de 1 Mo/s) ; si Elon Musk pouvait lancer avant la fin de l'année quelques satellites au-dessus de la Haute-Garonne, ça m'arrangerait bien.

Soumis par Kiki31 (non vérifié) - le 21 janvier 2015 à 16h06

Il est clair que le vrai luxe est déja et sera encore plus de résider dans une zone blanche nécessitant de colossaux investissements dans un NoWaveDome aerien et souterrain.

Soumis par JoyceStick (non vérifié) - le 21 janvier 2015 à 18h21

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