Le contrôle vocal au volant : un fort potentiel marketing ?

Par 17 juin 2010 1 commentaire
Mots-clés : Smart city

Les systèmes de commande vocale et de lecture synthétique, installés dans le véhicule du consommateur, ouvrent un horizon pour les marketeurs. Qui pourraient envoyer offres promotionnelles et messages personnalisés.

Julien Dubreuil est directeur du développement chez Tessi marketing services, une agence spécialisée dans le marketing direct, les stratégies multicanales, et les campagnes de communication géolocalisées, notamment sur mobile.
L'Atelier : Pensez-vous que les dispositifs TS-ST (text-to-speech & speech-to-text) en voiture pourraient servir à des fins marketing ?
Julien Dubreuil : Beaucoup d'applications marketing pourraient s'appliquer à ces dispositifs. On peut faire quantité de choses avec la mobilité : envoyer des offres promotionnelles, informer, créer une interaction entre le consommateur et la marque… Ces systèmes semblent permettre une interaction, puisqu'il est possible de répondre par une simple commande vocale à l'offre qui vient d'être faite oralement. Cela pourrait faciliter la participation à des jeux concours, par exemple. Le conducteur n'aurait pas besoin de prendre son mobile en main, ni de regarder l'écran. On pourrait également imaginer de relier ces systèmes au GPS, pour faciliter, de nouveau, la démarche du consommateur vers la marque. Or, tout ce qui facilite l'interaction entre une marque et ses clients est positif. A condition bien sûr de fournir du contenu et de respecter le consommateur.
Cela s'inscrit-il dans l'air du temps ?
Tout à fait. Les marques cherchent aujourd'hui à être dans la poche de leurs clients. Mais la plupart des réflexions marketing s'intéressent pour le moment au contexte "piétons", avec l'envoi de messages SMS localisés sur le mobile du consommateur, lorsqu'il passe devant une enseigne par exemple. En l'occurrence, on pourrait très bien adapter ces règles de proximité à cette autre situation de mobilité - cette fois dans le véhicule du consommateur. Il suffirait de changer les distances, et de prendre en compte les particularités de ce nouveau contexte. Un SMS pourrait être envoyé au conducteur pour lui indiquer qu'à trois cents mètres, une station service est ouverte, par exemple. Ou un cinéma multiplex. Si celui-ci a souhaité recevoir ces informations, au préalable, cela peut être tout à fait intéressant.
Toucher le consommateur dans son intimité, n'est-ce pas prendre le risque de le déranger ? N'y a-t-il pas des effets contre-productifs ?
Le principal effet contre-productif, à mon sens, c'est la question de la sécurité. Imaginez qu'un accident survienne suite à l'envoi d'un de ces messages ! Cela serait tout simplement catastrophique pour une marque. Il faut par conséquent limiter les problèmes, vérifier que le dispositif est bien légal, qu'il n'est pas de nature à troubler l'attention du conducteur. Et effectuer des tests le cas échéant pour s'en assurer. Par ailleurs, il est essentiel de placer des règles de gestion pour ces opérations de communication. L'opt-in doit être très fin. Il faut que les SMS soient personnels et contextuels. Et les marques doivent absolument veiller à ne pas en envoyer une trop grande quantité. Aussi est-il fondamental de fixer des horaires d'envoi de messages. En revanche, si tous ces pré-requis sont respectés, et que la sécurité du conducteur n'est pas menacée, ces solutions ont un bel avenir devant elles.

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1 Commentaire

La question de l'accident est essentielle:
1. pour le condusceur vicitme.
2. pour l'annonceur (Quelle marque a envie d'un buzz autour d'un accident causé par l'envoi d'un message publicitaire?)

Soumis par Moto Geek (non vérifié) - le 18 juin 2010 à 11h00

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