Coordonner les processus aéroportuaires diminue la pollution

Par 20 octobre 2009
Mots-clés : Digital Working, Europe

Le système de l'université de Nottingham gérera simultanément la planification des décollages et des atterrissages et la livraison des bagages. Le but : réduire délais et temps passé au sol, grands consommateurs de carburant.

N'utiliser qu'un seul logiciel d'accompagnement pour planifier atterrissages et décollages, choisir les portes d'embarquement et délivrer les bagages dans les aéroports. Voilà qui permettra de réduire les temps d'attentes mais aussi la pollution. C'est ce qu'estime une équipe de l’université de Nottingham*. Elle travaille sur un système d'accompagnement capable de gérer simultanément ces différentes activités. Au départ, il s’agira de développer un modèle informatique pour chacune des quatre activités. A terme, le défi sera de les faire fonctionner ensemble pour rationaliser la gestion globale, en termes de logistique mais aussi d'environnement. Les déplacements au sol consomment en effet un niveau important de carburant.
Diminuer la pollution
En les diminuant et donc en minimisant le temps de fonctionnement des moteurs, des milliers de litres de fuel pourraient être économisés chaque année. Une amélioration qui n’aurait rien de négligeable quand on connaît les taux de croissance attendus du transport aérien dans les années à venir. A l’heure actuelle et dans la plupart des cas, il appartient aux contrôleurs aériens de déterminer "manuellement" les meilleures options en fonction de leur perception de la situation et de leur expérience. Surtout, chaque activité est gérée séparément, ce qui fait que la moindre difficulté dans l’une peut potentiellement affecter les autres.
Un effet boule de neige important
L’effet boule de neige sur les retards peut être important. "Notre système analysera les milliards de permutations possibles pour chacune des activités à réaliser", explique le professeur Edmund Burke, responsable du projet. "Il fournira un support de décision informatisé bien plus sophistiqué que ce qui existe déjà". L’objectif étant de fournir les meilleures données possibles aux contrôleurs aériens et aux autres personnels au sol pour qu’ils décident au mieux d’où rediriger avions et bagages. Les aéroports de Manchester et Zurich sont impliqués dans ce projet et fourniront une expertise et un retour d’information du point de vue utilisateur.
* Les universités de Salford, Loughborough et Liverpool sont également impliquées dans le projet, financé par le Engineering and Physical Sciences Research Council

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