Corée : Keukey déclare la guerre aux coquilles

Par 18 décembre 2014
Mots-clés : Smart city, Asie
Keukey

La startup coréenne Keukey lance un clavier intelligent capable de gérer la correction et le remplacement de mots de manière intuitive, selon le contexte, et d’un glissement de doigts.

Que celui qui n’a pas été tenté un jour de jeter son téléphone par la fenêtre à cause de la correction automatique sur mobile jette un tas de souris. Traditionnellement, si un mobinaute souhaite corriger un mot mal tapé, il gagnerait à tout effacer plutôt que tenter, d’un retour ou déplacement de curseur, une correction. Les propositions de claviers alternatifs au système classique se sont d’abord multipliées en 2014. Dans la catégorie clavier intuitif, les SwiftKey et Swype se détachent. Toutes deux misent sur une saisie de mots, simplement d’un long glissement de doigts grâce à un dispositif de suggestion de mots prédictif et intuitif. La première nécessite une connexion internet, l’autre, non.

La dernière proposition de clavier intelligent émane du pays des mobinautes, la Corée. La startup Keukey a lancé son propre modèle de clavier en septembre dernier en Corée du Sud  sur Android et s’apprête à étendre son offre à d’autres OS début 2015. La promesse ? Simplifier l’expérience de saisie de mots sur clavier mobile, en évitant l’utilisation frénétique de la touche retour – backspace. Ici, le glissement sur le clavier engendre trois possibilités : corriger une faute, changer les mots selon le contexte et mieux, l’ordre des mots. Dans les faits, l’utilisateur, pour corriger un mot, n’aura qu’à taper le bon mot à la fin de sa phrase et le pousser vers le haut. Par un glissement vers le bas, le système comprendra que l’utilisateur souhaite opérer un changement de mots, sur le contexte ; par exemple, « déjeuner » à la place de « dîner ».

Contrairement aux claviers à la Swiftkey ou Swype dont le fonctionnement repose sur une base de mots, Keukey se réfère à un algorithme de filtrage par motif. A savoir qu’il détecte les similitudes dans la position des lettres sur le clavier et propose des mots, selon le contexte. L’application gère actuellement 12 langues. « Nous misons sur un modèle économique, dans un premier temps, BtoC, en vendant le système sous forme d’application », déclare Sangheon Kim, cofondateur de Keukey, rencontré dernièrement au Slush, à Helsinki. « En revanche, nous espérons assez rapidement convaincre des opérateurs télécom à intégrer et déployer notre solution. » Sur les rails, Sangheon et son équipe travaillent à une déclinaison de leur application, par la reconnaissance vocale.  

 

 

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