Côté pile : la France avant-dernière de l’Europe en matière de téléphonie mobile

Par 14 mai 2004
Mots-clés : Smart city, Europe

Premier point noir, les SMS. Le 9 mai dernier, l’association UFC-Que choisir appelait à un boycott de ces texto dont le prix moyen atteint en France 11 cents pour le consommateur et 2 cents pour les trois opérateurs de téléphonie mobile...

Premier point noir, les SMS. Le 9 mai dernier, l’association UFC-Que choisir appelait à un boycott de ces texto dont le prix moyen atteint en France 11 cents pour le consommateur et 2 cents pour les trois opérateurs de téléphonie mobile qui dictent leur politique sur le marché et génèrent 80,2 % de marge sur chaque texto envoyé.

Les premiers ciblés ? Les 8/24 ans qui ont envoyés 6 milliards de SMS l’an passé. Sur ce point, les opérateurs français ne sont toutefois pas les seuls à profiter de leur position dominante. L’Italie et l’Espagne connaissent aussi des prix très élevés. De fait, les associations de consommateurs Altroconsumo (Italie), Organizacion de Consumidores y Usarios (OCU-Espagne) et l'UFC-Que Choisir ont interpellé sur le sujet la Commission européenne et travaillent sur une saisine contentieuse au niveau européen.

Second point noir, moins médiatique mais tout aussi impactant : le prix à la minute de la téléphonie mobile. Lors d’une étude comparative des prix sur sept pays européens, réalisée pour l’Autorité de Régulation des Télécommunications (ART) en décembre dernier, le cabinet Omsyc révélait deux chiffres particulièrement éloquents. Prix à la minute le plus cher d’Europe 25 cents : France. Prix moyen : 20 cents, avec une fourchette comprise entre 13 et 18 cents pour des pays comme la Suède, la Finlande ou le Royaume-Uni.

Le résultat ? Avec 69,5 % de parts de marché, la téléphonie mobile occupe en France l’avant dernière place dans l’Europe des quinze, ne devançant que la Grèce. La cause privée ? Il n’existe pas sur le marché d’opérateurs virtuels de téléphonie mobile, les fameux MVNO qui achètent en gros, packagent des services et dynamisent le marché à l’instar de nos chers FAI français !

Par ailleurs, côté public, le GSM n’est pas partout. Rappelons qu’en mai dernier, selon l’Association des Maires de France, plus de 3200 communes étaient encore privées de communication GSM.

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