Le coupon d'embarquement mobile au banc d'essai : peut mieux faire

Par 25 novembre 2008 2 commentaires
Mots-clés : Smart city

De grandes compagnies aériennes se mettent au mobile ticketing. Des barrières techniques et des processus administratifs encore trop complexes en compliquent cependant l'usage.

Les spécialistes du transport aérien passent graduellement au ticket embarqué dans le téléphone portable. Mi-novembre, c'est American Airlines qui testait son dispositif. Cette carte d'embarquement nomade est au point au niveau technique. Elle l'est un peu moins en ce qui concerne l'expérience utilisateur, estime Gavin Lew, directeur de l'institut User Centric. Celui-ci, qui a essayé le système pendant plusieurs jours, épingle en effet plusieurs dysfonctionnements. Premier d'entre eux : la possibilité d'utiliser son mobile comme coupon d'embarquement n'est pas encore ouvert à tout le monde. Lors de l'enregistrement sur le site de la compagnie, l'option mobile ticketing nécessite de pouvoir recevoir des courriels, et non de simples SMS. Et dans ledit courrier électronique, il faut encore cliquer un lien vers le code à barre, qu'il faut ensuite télécharger depuis son navigateur mobile. Ce qui signifie qu'il est nécessaire de disposer d'un téléphone avec un accès au web.
S'adapter à la situation
Autre déconvenue : avant de réussir à stocker son "billet", plusieurs étapes sont imposées au client, de manière pas toujours très compréhensible. "Le problème, c'est que le voyage d'une personne dépend de ce coupon. Celui-ci n'est pas un simple reçu, mais l'accès au siège que l'on occupera dans l'avion sous quelques heures", précise Gavin Lew. D'où les recommandations du responsable de l'institut : expliquer en amont les différentes démarches à effectuer et envoyer par email - ou encore plus simplement par MMS - l'image du code-barre faisant office de ticket d'embarquement. "Les compagnies doivent comprendre que l'expérience d'un voyageur n'est pas celle d'un utilisateur lambda installé derrière son ordinateur", commente le directeur d'User Centric à L'Atelier. Il y a un dernier frein à une utilisation fluide du coupon mobile.
Simplifier le processus et surmonter les aléas techniques
Celui-ci ne mentionne pas sur l'écran le numéro de siège du passager, ce qui oblige le personnel situé aux portes d'embarquement à lire le code à barre une fois de plus aux portes de l'avion. Cela ne serait pas si ennuyeux si lors du test, le passage du téléphone sous le scanner s'est révélé infructueux. Cet essai malheureux a obligé le personnel à saisir manuellement les informations relatives au passager. "Il y a encore trop de contingences que la compagnie ne peut surmonter, comme la présence de scanners de différentes marques dans un même aéroport, ou encore la possibilité d'avoir un signal de réception Internet faible", continue le testeur. Qui explique à L'Atelier s'être senti obligé d'imprimer malgré tout un coupon papier afin d'assurer son départ. Reste que l'expérience est plutôt positive, et présage d'une utilisation prochaine du mobile comme ticket d'embarquement. Pour rappel, Continental Airlines expérimente elle aussi une initiative de mobile ticketing. Le dispositif est testé actuellement dans quatre aéroports du continent américain.

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2 Commentaires

Mouais. Je suis moyennement convaincu par ces dispositifs qui nécessitent de fonctionner parfaitement sur l'ensemble de la planète, quelque soit le réseau utilisé (parce que souvent on fait un aller-retour, donc l'enregistrement pour le retour se fait dans un pays étranger).

Cet été, je n'ai pas pu procéder à l'enregistrement en ligne de mon billet de retour du Japon, depuis l'accès internet de mon hôtel, sur le site d'Air France. Le site était accessible mais un message d'erreur s'affichait au moment de choisir la place dans l'avion. J'ai été obligé de faire faire l'enregistrement par ma soeur, en France, en la contactant par MSN Messenger et en lui donnant toutes les références nécessaires.Bref : tant que les opérateurs aériens ne seront pas capables de faire marcher des services web simples, je ne leur ferai pas confiance pour des systèmes basés sur le web mobile, avec stockage du billet électronique dans un téléphone portable et autres surcouches de risques de dysfonctionnements techniques.

Soumis par Stéfan (non vérifié) - le 28 novembre 2008 à 12h25

Je suis en afrique et précisement au Congo. Je voudrais que vous sachiez le temps que prennnent les formalités ici .

Soumis par Bombolo Toaka Deddy (non vérifié) - le 06 décembre 2008 à 15h42

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