Le crime virtuel mène en prison (réelle)

Par 30 octobre 2008

A L'Atelier, on vous parle high-tech et surtout usage : ok, il a l'air sympa cet algorithme mais il sert à quoi ? Notre dernière trouvaille : le crime virtuel, ou plus précisément le meurtre d'avatar - à ne pas reproduire bien sûr, les conséquences étant moins anodines qu'elles ne peuvent en avoir l'air. La preuve : une japonaise qui a assassiné le double numérique avec qui elle s'était mariée sur le jeu interactif Maple Story s'est retrouvée depuis sous les verrous, et des vrais ceux-là. Notre héroïne, une professeur de piano de 43 ans, s'est trouvée fort dépourvue lorsque son cyber-mari a décidé de se séparer d'elle : "Je me suis soudain retrouvée divorcée, sans un mot d'avertissement. Cela m'a mise très en colère" a-t-elle déclarée aux enquêteurs qui sont venus lui rendre visite. Elle s'est donc servie de l'identifiant et du mot de passe que son ex lui avait communiqués lorsqu'ils étaient encore ensemble pour s'immiscer dans le jeu et supprimer l'avatar du monsieur. Lequel s'en est plaint à la police. Au cours de sa détention, Madame a reconnu les faits. Elle n'a pas encore été inculpée officiellement mais risque jusqu'à 5 ans de prison et 4000 euros d'amende pour usurpation de données électroniques et accès illégal au compte utilisateur d'un ordinateur. Elle est actuellement incarcérée à Sapporo.

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