La croissance de l'industrie créative passe par la propriété intellectuelle

Par 17 novembre 2011
propriété intellectuelle

Protéger la propriété intellectuelle est essentielle au bon fonctionnement des entreprises productrices de divertissement. Cette protection passe plus par une action des entreprises elles-mêmes que par un recours à la loi.

Le secteur des Medias et Divertissements peine encore à assurer le respect de la propriété intellectuelle des produits qu'il propose. L'étude menée par Ernst&Young, en collaboration avec le Forum d'Avignon 2011 (*), démontre que malgré la volonté des entreprises concernées, "plus d’un quart du trafic internet mondial s'effectue en violation des droits protégés". Le site de téléchargement BiTorent remporte la palme, avec pratiquement la moitié de ce trafic illégalLes raisons à ce phénomène sont connues: les contenus mondiaux y sont plus rapidement disponibles, ne coûtent rien et sont faciles d'accès.

Les entreprises doivent agir par elles-mêmes

Pour les entreprises du secteur, les conséquences en termes de revenus et d'emplois sont néfastes. Selon l'IFPI (International Federation of the Phonographic Industry), cité par Ernst&Young, ce sont plus de 1 millions de postes qui disparaitront d'ici 2015, au sein des industries créatives européennes. Ce chiffre est de 150 000 rien qu’aux Etats-Unis. Pour venir à bout de ce problème, les analystes conseillent aux entreprises de sécuriser leurs technologies plutôt que d'attendre une action de la part des gouvernements. En Russie ou en Chine, malgré l'augmentation continuelle du nombre de d'actions en justice à l'encontre des contrevenants, la quantité de trafic illégal a continué de s'accroitre au cours des 2 dernières années.

Les progrès technologiques comme outils de promotion du légal

Parmi les solutions citées, on trouve le marquage du contenu. Celui-ci fonctionne avec une empreinte numérique qui distingue les produits originaux des copies pirates. Mais la meilleure solution pour pousser les consommateurs vers le légal est encore de faciliter l'accès à ce dernier. Dans cette optique, les analystes conseillent vivement le recours au streaming payant ou aux technologies d’informatique dans les nuages, ou « Cloud ».

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