Le crowdsourcing universitaire sert aussi en marketing

Par 10 novembre 2010
Mots-clés : Smart city, Europe
des hommes en papier qui se tiennent la main

Les étudiants d'Abertay ont été chargés d'élaborer de manière collaborative le plan marketing d'une start-up issue de l'incubateur de leur faculté. Une initiative intéressante, mais qui gagnerait à être plus aboutie.

Pour faire la promotion d’une start-up appartenant à un incubateur universitaire, autant compter directement sur les étudiants de l’université, revendique la faculté d’Abertay, en Grande-Bretagne. Celle-ci a rassemblé plus de deux cents étudiants dans le cadre d'un projet de crowdsourcing dédié à promouvoir le lancement d’une entreprise spécialisée dans les jeux vidéo, Play2Improve. "En faisant ainsi appel aux étudiants de l’université, réunis en petits groupes, il a été possible de faire émerger des idées originales pour l’entreprise, dans le domaine du marketing en particulier", expliquent les responsables du projet. Les élèves ont ainsi contribué à l'élaboration d’un plan marketing - étude de marché, esquisse d’un modèle économique, recherche d’idées promotionnelles etc.

L’importance d’une démarche constructive

Les élèves étaient rassemblés en équipes, "chaque groupe étant reconnu comme une entité professionnelle à part entière". Ils ont ensuite été évalués en fonction de leur capacité à fournir des idées originales. "Ce n’est pas véritablement du crowdsourcing, au sens où on l’entend habituellement", précise toutefois à L'Atelier Benjamin Chaminade, spécialiste du "talent management". "Il n’y a pas de modèle ouvert, et plutôt que de faire collaborer plusieurs universités par exemple, on se contente de faire plancher les étudiants", poursuit le spécialiste. Qui estime que si l'initiative est intéressante, il reste plus judicieux de mettre en place une plate-forme où tout le monde trouve son compte.

Une première étape

En clair : permettre aux étudiants d’y trouver un intérêt réel, impliquant. "Du point de vue de l’entreprise, les projets de crowdsourcing doivent représenter une opportunité pour identifier des profils, dans une perspective de relations humaines", souligne-t-il. Pour les initiateurs du projet, cela permet de former les étudiants à partir de cas concrets, ce qui contribue à les responsabiliser. Un point avec lequel s’accorde Benjamin Chaminade, même s’il ne s’agit, selon lui, que d’une première étape. Pour mémoire, Ketchum s'intéresse également à ce type de collaboration : le projet MindFire permettra à plusieurs universités de collaborer pour faire émerger des idées innovantes.

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