Cryptographie quantique : les données s'échangent mieux par fibre optique

Par 21 avril 2010
Fibres optiques

Le centre de recherche de Toshiba a mis au point un système qui permet d'utiliser les techniques de cryptographie quantique via un réseau de fibre optique. Et d'envoyer du coup plus de données, sur une plus longue distance.

Pour transmettre des données de manière sécurisée entre deux sites géographiques, l'une des solutions repose sur une technique de cryptographie quantique. Celle-ci consiste à envoyer conjointement des paquets de données et une clé permettant au récepteur de les déchiffrer. Selon une équipe du centre de recherche Toshiba Europe, liée à l'université de Cambridge, il est possible d'envoyer davantage de données sur de plus longues distances, dès lors que l'on utilise les infrastructures existantes, tels que les réseaux de fibre optique. Seul problème : la fibre optique ne peut transmettre des messages que sur une certaines longueur d'ondes. Et les photons de cette longueur d'onde utilisés dans les méthodes de cryptographie quantique sont difficiles à détecter.

Envoyer davantage de données sur une distance plus importante

L'équipe de chercheurs a du coup mis au point un système automatique qui parvient à repérer ces photons. Celui-ci utilise un détecteur de lumière qui augmente la capacité de réception du système aux paquets de photons. Un dispositif vient par ailleurs maintenir un haut débit dans la transmission des données. Les scientifiques sont ainsi parvenus à envoyer des données encryptées à une vitesse de 1 mégabit par seconde via une fibre optique de 50 kilomètres de long. Selon eux, transmettre des quantités d'informations conséquentes sur une distance aussi grande prend toute son importance pour ces techniques de communication. Les méthodes de cryptographie quantique les plus sécurisées sont en effet basées sur un algorithme dit du "masque jetable".

Rendre effectives les méthodes de cryptographies les plus sécurisées

Celles-ci ont un défaut majeur : pour transmettre des données de l'émetteur au récepteur, elles requièrent une clé particulièrement longue. Qui doit être de la même taille que le message proprement dit. "Pour cette raison, elles n'ont jamais été utilisées que pour de très courts messages", expliquent les chercheurs. "Et souvent en dernier recours, lorsque la situation exigeait un niveau de sécurité particulièrement élevé, pour des transmissions de données militaires par exemple", concluent-ils.

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