Le cyber-crime plus inquiétant que l'agression physique

Par 10 juin 2008
Mots-clés : Smart city

Se faire voler son identité sur Internet effraie plus les Américains que le risque d'être cambriolé. Une peur logique : e-commerce et e-banking obligent, les traces laissées sur la Toile sont de plus en plus nombreuses.

Ce ne sont pas les risques de se faire cambrioler ses biens physiques qui inquiètent le plus les Américains, mais ceux d'être victimes de cyber-crime... Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 60 % des personnes interrogées dans le cadre d'une étude sur la sécurité informatique réalisée par AVG Technologies s'annoncent plus effrayés par l'éventualité de se faire voler son identité ou ses données personnelles en ligne que par les attaques pouvant survenir dans la vie réelle. Ces dernières ne représentent en effet que 20 %. Cette peur du cyber-crime est justifiée par la croissance des transactions effectuées en ligne : les trois quarts des utilisateurs d'Internet font du commerce sur le web, à peu près autant gèrent leur compte en ligne. Plus de 60 % payent leur facture depuis Internet. Autant d'options qui obligent de laisser des informations personnelles sur la Toile, comme son numéro de compte ou son adresse.
Une identité traçable sur la Toile
Et donc de laisser une trace, qui peut être récupérée par des cyber-pirates. Une croissance de l'activité sur le web qui ne va pas de paire avec une vigilance accrue de la part des internautes. Selon l'éditeur de l'étude, si près des trois quarts des personnes interrogées s'annoncent confiantes envers les solutions de sécurité proposées par les professionnels, aucun système n'est fiable à 100 %. "Il est clair que la route est encore longue avant de pouvoir prétendre protéger intégralement les postes des individus contre le cybercrime", concède ainsi J.R Smith, p-dg d'AVG Technologies. "En quelques années, l'origine du danger a complètement changé, passant de l'état de hobby pour les cyber-criminels à celui de véritable métier".
Collaborer pour sécuriser
"Le challenge pour les professionnels de la sécurité est désormais de proposer des solutions permettant de protéger véritablement les PC sans étouffer l'innovation", ajoute-t-il. Parmi les solutions envisagées, le p-dg d'AVG rappelle l'importance de la collaboration entre les éditeurs de solution et les clients. "Sécuriser le web devrait être une entreprise collaborative", juge-t-il. L'étude est cependant à prendre avec précaution : son commanditaire, AVG Technologies, est un développeur de logiciels de sécurité à destination des particuliers et des PME. Autre mise en garde : le rapport a été réalisé auprès de mille utilisateurs d'un ordinateur. Autant souligner que le foyer américain sur cinq qui n'a jamais utilisé un ordinateur et encore moins Internet n'a pas eu son mot à dire.

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