Qui sont les nouveaux cyber-entrepreneurs ?

Par 11 octobre 2002
Mots-clés : Smart city

La Sofres a réalisé une étude sur Internet pour Cyberworkers.com auprès de 375 cyber-entrepreneurs. Bien que le profil du cyber entrepreneur soit influencé par les sites web ...

La Sofres a réalisé une étude sur Internet pour Cyberworkers.com auprès de 375 cyber-entrepreneurs. Bien que le profil du cyber entrepreneur soit influencé par les sites web sur lesquels il a été recruté, 85 % d’entre eux sont des hommes, d’un niveau d’études plutôt élevé. 12,3 % seulement sont des autodidactes. 44 % ont entre 25 et 34 ans, 30 % entre 35 et 44 ans. 62,7 % des entreprise sont situées dans une grande ville de plus de 500 000 habitants ou en périphérie. 21,9 % sont situées en zone rurale. Il s’agit essentiellement d’une petite structure (44 % d’entre elles emploient 2 à 5 personnes), dont le statut va de l’indépendant à la SA. 58,1 % des cyber entrepreneurs exercent leur activité sur Internet depuis trois ans et plus. L’innovation a motivé la création de l’activité en ligne pour la plupart d’entre eux (42,7 %) Pour deux cyber entrepreneurs sur cinq, Internet est au coeur du métier. Les autres considèrent ce média comme partie intégrante d’un process dans lequel Internet constitue alors un facilitateur d’activité. Le marché sur lequel se situe les cyber entrepreneurs est principalement BtoB. 50 % des services proposés sont à destination des entreprises, 38 % à destination des entreprises et des particuliers. Pour 37,6 % des cyber entrepreneurs, la zone de chalandise a une couverture internationale, pour 13,6 % européenne, pour 35,2 % nationale et pour 13,3 % régionale. Le français est la principale langue de travail (84 %). L’anglais arrive en seconde position, loin derrière (13 %). Pour la plupart, l’activité ne repose pas uniquement sur Internet. Les revenus off line et on line sont équilibrés (respectivement 53,9 % et 45,9 %). Le chiffre d’affaires des cyber entreprises varie selon l’antériorité et la taille de ces sociétés. Plus la structure est récente, plus le chiffre d’affaires est faible. 33 % d’entre elles ont réalisé en 2001 un chiffre d’affaires inférieur à 20 K euros, 34 % un chiffre d’affaires supérieur à 70 K euros. Le modèle le plus pratiqué est le paiement à l’unité (38 %) devant l’abonnement (20 %), ou la commission (15 %). La vente en ligne et les outils en ligne se payent à l’unité, le portail est sur abonnement, la vente de logiciel se partage entre paiement à l’unité et abonnement. 75 % des réglements se font par chèque ou virement, 22 % en ligne, et 2 % seulement par téléphone. 56 % des cyber entreprises sont rentables après trois ans. Le revenu mensuel s’échelonne entre moins de 1 K euros (19,5 %) à plus de 5,5 K euros (6,7 %). 35,5 % ont des revenus mensuels de 1,5 à 3 k euros. Le temps de travail reste encore élevé. 50,9 % des cyber entrepreneurs font plus de 50 heures de travail hebdomadaires. Les créateurs d’entreprises peuvent bénéficier d’aides. Toutefois, 75 % d’entre eux ne se sentent pas du tout informés. 99,8 % des cyber-entrepreneurs rejettent les actions de communication éventuelles en réclamant plus de concret. (Christine Weissrock – Atelier Groupe BNP Paribas – 11/10/2002)

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