Cyber-pirates : un réseau franco-russe démantelé

Par 24 janvier 2006

En dépit de l'ingéniosité du dispositif mis en place, un réseau de cyber-escrocs vient d'être démantelé par la justice française. Les pirates se dissimulaient derrière des intermédiaires à qui...

En dépit de l'ingéniosité du dispositif mis en place, un réseau de cyber-escrocs vient d'être démantelé par la justice française. Les pirates se dissimulaient derrière des intermédiaires à qui ils promettaient de reverser une part des sommes détournées pour garantir leur anonymat. Ils auraient réussi à détourner plus de 200 000 euros des comptes d'une soixantaine d'internautes français avant de se faire rattraper par la justice.

Cette affaire témoigne de l'habileté croissante des cyber-escrocs, qui n'hésite pas à constituer un véritable réseau écran entre eux et leurs victimes ! Les faits se seraient déroulés entre août 2004 et mars 2005, et mettraient en cause une quarantaine de personnes en France, en Russie, ainsi qu'en Allemagne ou en Espagne.

La méthode ? Par le biais de keyloggers, ces petits logiciels qui permettent d'enregistrer les frappes saisies au clavier, introduits à l'insu de l'utilisateur sur une machine non protégée, les pirates récupéraient les numéros de compte bancaire et mots de passe de leurs victimes.

Des virements étaient ensuite effectués depuis les comptes des victimes vers une société fictive, implantée aux Etats-Unis, laquelle reversait ensuite les sommes détournées à des "mulets", internautes français à qui les pirates faisaient miroiter la perspective de gains faciles. Ces mulets devaient ensuite faire transiter, par le biais de mandats internationaux, les fonds reçus vers d'autres intermédiaires étrangers, lesquels faisaient ensuite remonter les sommes vers les pirates à l'origine de l'escroquerie. Ces derniers promettaient de reverser entre 1 et 5 % des sommes récoltées aux intermédiaires.

(Atelier groupe BNP Paribas - 24/01/2006)

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