Le cyber-racket : cas isolés ou nouvelle vague de criminalité ?

Par 13 novembre 2003
Mots-clés : Smart city, Europe

Il est des cyber-délinquants qui finalement n'ont rien inventé, et qui se contentent d'appliquer à l'informatique les délits de la vie réelle. C'est le cas des cyber-racketteurs. ...

Il est des cyber-délinquants qui finalement n’ont rien inventé, et qui se contentent d’appliquer à l’informatique les délits de la vie réelle. C’est le cas des cyber-racketteurs.

Le principe du cyber-racket est simple : des pirates informatiques prennent le contrôle d’ordinateurs de particuliers connectés à Internet et bombardent de fausses requêtes les sites Internet de leur choix. Assez rapidement, les sites victimes de ces attaques dites de « déni de service » saturent et restent bloqués pendant une période plus ou moins longue. Il ne reste alors plus aux pirates informatiques qu’à réclamer une coquette somme d’argent aux responsables des sites web sur lesquels ils ont jeté leur dévolu, en échange de laquelle ils cesseront leurs attaques intempestives.

Les premières victimes du cyber-racket sont pour l’instant essentiellement des sites d’e-commerce et de casino en ligne. La police britannique exhorte les victimes à se faire connaître, et à porter plainte, de manière à fournir aux enquêteurs de plus amples informations. S’agit-il de cas isolés, ou assiste-t-on à la naissance d’une nouvelle vague de criminalité ? Pour l’instant les autorités ne se prononcent pas, et parlent simplement de pirates qui seraient surtout originaires de l’Europe de l’Est.

Le développement rapide des connexions Internet à haut débit risque simplement de faciliter l’émergence de ce nouveau type de délinquance : avec le haut débit, les utilisateurs se connectent plus souvent et plus longtemps, facilitant ainsi la prise de contrôle de leur machine par des pirates informatiques.

(Atelier groupe BNP Paribas – 13/11/2003)

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