Des cyberinfrastructures pour lutter contre les tremblements de terre

Par 24 septembre 2013
NEES

Le NEES, cellule inter-universités de recherche antisismique, a conçu un environnement associant analyse de données, outils de simulations et de recherche collaborative pour accélérer la recherche.

La recherche en génie civil repose essentiellement sur des expériences physiques et d’ores et déjà sur des simulations numériques permettant d’extrapoler les résultats obtenus. L’apport du NEES, une cellule inter-universités de recherche antisismique, a pour sa part été de concevoir une cyberinfrastructure uniformisant les processus et les formats de données. Une passerelle nommée NEEShub collecte des résultats expérimentaux concernant les activités sismiques et les rend disponibles pour la réutilisation par d’autres chercheurs. Elle s’utilise en tant que Software-as-a-Service (SaaS) et fournit des logiciels de simulation et d'analyse. Enfin elle contient également du contenu pédagogique ainsi que des outils de collaboration.

Le NEES invente un cycle de vie des données

Ainsi, plus de 150 « groupes de travail virtuels » ont été créés et utilisent toute une variété d’outils communs dont des pages web collectives, de fonctions de partages de visualisations graphiques ou de tenue de télé-réunions. Mais le deuxième pilier de cette cyberinfrastructure est le NEES Project Warehouse qui a pour charge de gérer les données scientifiques. Afin d’assurer dans l’avenir l’utilité et la réutilisation de données expérimentales précieuses, le NEES a organisé et classifié ces dernières grâce à la collecte d’informations additionnelles descriptives comme par exemple le nom du chercheur ou le type d’expérimentations menées, formant ainsi des métadonnées. La quantité astronomique de données produites chaque année par des études est donc dorénavant accessible de manière plus efficiente. Par ailleurs, plutôt que de relier les données par des seules bases de calcul, c’est également par leur cycle de vie qu’elles seront désormais associées. Le Project Warehouse compile l’utilisation et l’utilité future des données afin de promouvoir les plus pertinentes d’entre elles.

Un premier pas vers la recherche sociale et l’open data

Cultivant l’idée que la valeur d’un réseau dépasse la somme de celles des individus qui le compose, les cyberinfrastructures permettraient aux chercheurs d’atteindre la taille critique nécessaire à la constitution de sujets de recherche novateurs. De plus, elles cultiveraient et développeraient les partenariats nationaux ou internationaux. Plus de 80 000 pages sont désormais consultées en moyenne mensuellement grâce aux NEEShub et les visiteurs uniques ont quintuplé en 18 mois. Mieux, la plupart des téléchargements de données ou d’études sont désormais le fait d’utilisateurs non membres du réseau, preuve que la circulation des données universitaires s’amorce. Enfin, le NEES avance que les cyberinfrastructures permettraient aux chercheurs de s’affranchir de contraintes hiérarchiques lourdes, de réduire leur aversion au risque et  ainsi de pouvoir mener des études moins conservatrices.

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