Le cycle de vie des processus vu par IBM

Par 18 mars 2008
Mots-clés : Digital Working

Organisateur de la conférence, Big Blue a envoyé pas moins de quatre de ses représentants pour détailler ce que recouvre le BPM, en fonction des enjeux et des métiers des entreprises.

Pour Steven Worrall, vice-président en charge du BPM chez IBM Software Group, le BPM apporte cette capacité de vraiment comprendre le fonctionnement d’un processus et la possibilité d’intervenir si on s’écarte du droit chemin. Il facilite aussi l’expression des besoins des métiers au travers de modèles, de tableaux de bord. Ce ne sont pas que des mots. Le cabinet d'analyse Gartner relie la croissance de la valeur créée par les entreprises à leur degré de maturité dans la mise en oeuvre de BPM. Et l’évolution n’est pas terminée : les applications composites et le Business Event Processing (BPE) va apporter des capacités supplémentaires de détection des anomalies et des raretés dans les processus.
Don Hanson, Global Manager, IBM Banking Solutions Sales, ajoute pour sa part que l’innovation dans ce domaine aura une influence directe sur la réussite des entreprises. C’est, entre autres, le résultat d’une enquête menée par the Institute for Business Value, un groupe de recherche IBM qui travaille sur les grandes tendances du secteur financier. Le BPM apporte de la souplesse à la fois pour comprendre les processus, les rénover, les surveiller et les optimiser. Cette souplesse sera décisive pour centraliser les exigences de standardisation et de respect des textes réglementaires ou définir et maîtriser les échanges avec des partenaires. « Il ne faut surtout pas s’arrêter à l’automatisation des processus existants » a martelé Don Hanson.
Huguette Ranc, directeur SOA IBM France est ensuite revenue sur la nécessité de bien faire comprendre aux différents acteurs de l’entreprise ce qu’était un projet de BPM. Et surtout, comment identifier ceux qui pouvaient leur apporter, rapidement, des résultats positifs. Pour la responsable, la nouveauté dans le domaine est que l'automatisation et l'optimisation porte sur des processus transversaux et critiques, alors que depuis de nombreuses années, les entreprises avaient l'habitude de travailler en silos. Le BPM est alors d’autant plus efficace qu’il s’appuie, certes sur des solutions logicielles, mais aussi sur toutes les expertises de l’entreprise.
Ngoc-Lam Phan, Managing Consultant IBM Finance, s’est intéressé à l’évolution de la distribution et au multicanal dans le secteur de l'assurance. La concurrence s’intensifie sur ce marché. Aujourd’hui, la situation fait intervenir trois acteurs, l’assuré, la compagnie et le réseau des agents/distributeurs. C’est un modèle complexe à gérer mais aussi porteur de richesse. En y ajoutant son réseau de distribution, les bancassurances vont devoir offrir de nouvelles manières de créer de la valeur à leurs partenaires, ce qui passera par l’automatisation et l’optimisation des processus. Cette intégration dépend évidemment fortement de la réactivité de l’informatique et de la mise en oeuvre de BPM. Cette même agilité permettra d’intégrer au sein de l’entreprise étendue, les partenaires et leurs services qui vont permettre de proposer rapidement de nouveaux produits d’assurance au marché.

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