D’ici à 2002, Philips veut supprimer un tiers de ses usines dans le

Par 03 novembre 1998
Mots-clés : Smart city

monde. Dans un entretien au Financiel Times paru hier, Cor Boonstra, son président, annonce qu’il envisageait de faire passer le nombre des usines de 244 aujourd’hui à “160, 170 en 2002”. Un courti...

monde.
Dans un entretien au Financiel Times paru hier, Cor Boonstra, son
président, annonce qu’il envisageait de faire passer le nombre des usines
de 244 aujourd’hui à “160, 170 en 2002”. Un courtier à la Bourse
s’étonne “bizarre, alors que Boonstra aurait pu le faire il y a quelques
jours, lors de la conférence de presse sur les résultats du troisième
trimestre”.
Le 22 octobre dernier, Philips avait annoncé simultanément une chute de
70,3 % de son bénéfice net sur neuf mois et sa décision de mettre un terme
à son entreprise commune de téléphonie mobile avec Lucent au sein de
Philips Consumer Communications (PCC).
Les syndicats n’ont pas non plus apprécié “on connaissait l’intention de
la direction de réduire le nombre d’usines, mais nous en avons appris
l’ampleur par la presse. Boonstra a plus d’attentions pour les
actionnaires que pour ses propres salariés”.

Au siège de Philips, on s’affirme “bien en peine pour dire” quelles sont
les usines concernées “chaque pays, chaque division doit maintenant
travailler à sa concrétisation”.

A la suite notamment de la vente de PolyGram et des composants passifs,
Philips n’aura plus que 225 sites de production fin 1998 “il faut
rationaliser l’appareil de production, combiner ce qui peut l’être, lutter
contre la surcapacité dans certaines branches et sous-traiter certaines
productions”.

Le porte-parole du groupe se refuse non seulement à “chiffrer les
conséquences en termes financiers”, mais également à estimer les pertes
d’emplois.
(Les Echos Libération Le Figaro La Tribune 03/11/1998)

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