De bonnes données facilitent le travail des analystes crédit

Par 19 octobre 2007
Mots-clés : Smart city

Avec vingt analystes de crédit pour plus de 300.000 demandes de garantie, GE FactoFrance compte fortement sur ses outils d'analyse et sur la qualité des données qui lui sont fournies

"Nous avons compris très vite qu'elle ne pouvait pas se limiter, dans ces analyses, au seul risque crédit", rappelle Christophe Mathieu, Responsable du Département Crédit de la filiale du groupe General Electric. Le métier de l'affacturage est un métier de flux et de services rendus au client, qui implique donc rapidité et qualité. GE FactoFrance dispose d'une base Altares contenant 7.500.000 entreprises, elle gère 350 000 demandes de garantie par an, concernant un demi million d'acheteurs, dont la moitié en risque potentiel ou avéré. Tout cela est fait avec une équipe de seulement 20 analystes de crédit ! Pour leur permettre de faire face, la logique est depuis toujours à l'optimisation : celle des ressources, mais aussi celle des coûts d'acquisition, de la qualité du service rendu et évidemment de la maîtrise des risques.

1000 enquêtes mensuelles complètent le tableau

C'est là que les données d'Altares (également partenaire de longue date), de l'INSEE ou de la banque de France interviennent : leur fiabilité, leur fraîcheur et leur quantité sont bien évidemment critiques. Ces données sont complétées par les résultats de 1 000 enquêtes mensuelles menées en interne. Depuis 1974, GE FactoFrance développe scores et score-cards, qui lui permettent d'analyser la probabilité de défaillance de chaque entreprise référencée par l'INSEE, de lui attribuer un montant garanti, etc. Elle s'appuie aussi sur ses experts sectoriels. L'arrivée de Bâle II a été regardée comme une opportunité d'améliorations. Notamment celle qui consiste à organiser les données de façon à, non seulement déterminer qui risque de déposer le bilan, mais mieux encore, qui risque de payer avec retard.

Réconcilier traitement de masse et traitement individualisé

Il s'agit ici de passer de la probabilité de défaillance à la probabilité de défaut. Pour ce faire, les experts ont modélisé leur approche afin de l'intégrer à l'analyse automatique réalisée par les scores. Bâle II a ainsi réconcilié la démarche de l'expert (traitement individualisé) avec l'automatisme du score (traitement de masse). Et les bénéfices sont là : le taux de réponse automatique est passé de 75 à 80%, malgré l'augmentation de sévérité entraînée par Bâle II. Les délais de réponse se sont aussi améliorés (une demi journée en automatique, moins de 2 jours si intervention humaine). Et la nouvelle étape de Bâle II, intégrant le concept d'Expending Loss, va favoriser la mise en place d'une véritable politique du risque calculé, qui va renforcer la confiance. Car si dans crédit il y a "credo", il faut des outils fiables pour pourvoir réellement s'engager !

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