De l'effet Gemey-Maybeline appliqué à Sklenaříková-Muraccioli

Par 10 février 2009
Mots-clés : Europe

Gemey Paris, c'est un peu l'histoire de la grenouille et du bœuf avec une grenouille intelligente. Osons même une grenouille sémantique. Contrairement à l'idiot batracien 1.0 qui explosait de sa vaniteuse vanité, cela fait maintenant des plombes, des lustres, des lunes et que sais-je encore que Maybeline New-York (from L'Oréal Paris, OK?) tente d'imposer sa marque en phagocytant petit à petit, année après année la vilaine marque Gemey Paris. Qui s'était imposée dans mon esprit avec un superbe spot publicitaire ponctué de petits cris : "Gemey, rouge !". Mais passons. C'est tellement lent que j'ai presque envie de dire aux New-yorkais de Maybeline, allez, achevez là, la Parisienne ne mérite pas si lente agonie !

La chute ? C'est encore un peu tôt, là. Ce qui me fait penser à Chantal qui me disait il y a peu : quand je lis un post de Mathilde, je comprends tout. Avec les tiens, non. Fin de la parenthèse.

Il y a peu, je suis tombé sur un autre spot publicitaire, où une supportrice de la Croix-Rouge essayait des lunettes changeantes en liaison vidéo mobile avec un chanteur des îles. En bref, Adriana Karembeu faisait son Johnny en jouant un petit ménage pour Atol, les opticiens, et dans ladite réclame apparaissait Antoine en vidéoconférence sur l'écran d'un portable. Soit le passage de relais.

Se posait la question : est-ce qu'Adriana Sklenaříková va se spécialiser dans les lunettes pour femmes, ou est-ce qu'elle va elle aussi phagocyter Antoine dans toute la communication des concurrents d'Optique 2000 (Grand Optical n'ayant pas d'icône, la marque est éliminée du jeu). Antoine, le chanteur, qui verrait ainsi son apparition limitée à des photos, vignettes, étiquettes, postiches, bande-son durant des décennies avant d'aller s'achever par une simple inscription gravée sur un petit grain de riz.

Se posait alors une autre question : obliger le chanteur à apparaître sur un téléphone est-elle une volonté de faire une transmutation entre ledit Pierre Antoine Muraccioli qui était l'icône îlienne et Adriana, anciennement icône de Virgin Mobile, MVNO (ça fait chic de mettre ça) pour jeunes ? Ou y a-t-il une sorte de cross-over entre Atol et Virgin Mobil ? Avec en vue des offres croisées entre l'opérateur virtuel et l'opticien ? Pour un forfait mobile acheté, une paire de lunettes de soleil gagnée ? Mmh ?<-->

Mentions légales © L’Atelier BNP Paribas