Du fait de l’essor des portables, France Télécom s’apprête à réduire le

Par 05 août 1998
Mots-clés : Digital Working, Europe

nombre des cabines téléphoniques. Depuis le début de l’année, leur trafic est en régression. En 1996, France Télécom a réalisé un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de F avec la vente de 112 milli...

nombre des cabines téléphoniques.
Depuis le début de l’année, leur trafic est en régression. En 1996, France
Télécom a réalisé un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de F avec la
vente de 112 millions de télécartes, auquel s’ajoutent les recettes des
cabines à pièces (17 % du parc), des cartes bancaires (utilisables dans la
plupart des publiphones) et des cartes France Télécom qui permettent de
transférer sur sa facture le coût d’appels faits depuis des cabines ou
postes privés. En 1997, ces dernières n’ont rapporté qu’1,4 milliard de F.
De plus, l’installation d’une cabine coûte de 20 000 à 30 000 F.
France Télécom vient donc de demander à ses antennes régionales de faire
la chasse aux cabines “les plus déficitaires”, de réduire les
investissements “en se limitant strictement aux sites les plus
rentables” et de comprimer au maximum les coûts de maintenance.
La fédération SUD-PTT a aussitôt dénoncé cette politique estimant que
l’entreprise oublie “une partie de ses obligations de service public”
tout en admettant “bien sûr que les mobiles mangent une partie du trafic
des cabines et que cette activité devient moins rentable, mais l’utilité
sociale doit primer sur la rentabilité financière. Tout le monde n’a pas
les moyens de s’équiper d’un mobile. Mais tout le monde doit pouvoir
disposer d’une cabine n’importe où”.
Par un décret de décembre 1996, la loi impose une cabine par commune de
moins de 1 000 habitants, avec une cabine supplémentaire par tranche de 1
500 habitants, mais France Télécom n’est plus tenu d’installer des cabines
supplémentaires au-delà de 10 000 habitants.
Actuellement, il faut reconnaître que ces obligations sont respectées et
souvent largement dépassées.
Toutefois, pour réduire le nombre de cabines existant au 1er janvier 1997
dans les communes de moins de 2 000 habitants, le décret a prévu l’accord
indispensable du maire concerné.
(Libération Le Monde 05/08/1998)

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