De nombreux patients pratiquent l'auto-mesure sans recourir à la technologie

Par 20 février 2013 Laisser un commentaire
2 men running on the beach with self-tracking devices

Les gadgets et les applis de suivi de santé sont partout mais ne sont peut-être pas aussi utilisés qu'on le croit. Même si la plupart des gens utilisent des moyens traditionnels pour surveiller leur santé, le suivi peut renforcer et influencer les décisions médicales ou relatives au bien-être.

L’auto-mesure est une pratique relativement courante aux Etats-Unis : sept adultes américains sur dix y ont recours. Une récente enquête de Pew Research intitulée « Tracking for Health » a montré que de nombreuses personnes suivent leur propre poids, leur régime, leur entraînement et d'autres facteurs qui leur permettent de suivre leur état de santé, ou ceux d'une personne qui leur est chère. L'enquête montre également que les personnes souffrant de maladies chroniques sont plus susceptibles de surveiller leurs facteurs médicaux et les plus diligentes sont celles qui souffrent des problèmes les plus sérieux. En revanche, les personnes interrogées surveillent leur santé en général sans recourir à la technologie de pointe, et en privé.

L’auto-mesure dépend fortement de l’état de santé du patient

Alors que l'augmentation du nombre d'appareils et de logiciels de collecte et de partage de données (« quantified self ») peut faire croire que les gens ont besoin de ces gadgets et applications, ils se débrouillent seuls. Près de la moitié (49%) disent qu'ils surveillent leur santé « dans leur tête » et  un peu plus d'un tiers (34%) utilisent un journal ou un carnet de notes. Ils ne sont que 21% à faire appel à la technologie pour le suivi de leur santé. . La moitié de ceux qui suivent leur santé ne mettent leurs notes à jour qu'occasionnellement, quand il y a un changement, mais 54% de ceux qui souffrent de plusieurs maladies le font régulièrement contre 46% de ceux qui n'ont qu'une seule maladie et 43% de ceux qui ne souffrent d'aucune maladie chronique.

Même sans technologie de pointe, l’auto-mesure affecte l’attitude des patients

Malgré une adoption plutôt faible d’outils dédiés, la pratique de l’auto-mesure influence tout de même les comportements des patients et leurs décisions médicales. Le suivi a poussé 46% à modifier leur approche globale de la santé, 40% ont demandé un deuxième avis et 34% ont déclaré que le suivi a influencé le traitement d'une maladie. L’auto-mesure comporte également une dimension sociale : un tiers des personnes pratiquant l’auto-mesure partage ses notes avec d'autres, en ligne ou hors ligne, dont la moitié avec un praticien. Parmi ceux qui souffrent de plus de 2 maladies, 43% partagent leurs notes et 71% le font avec un praticien. L’effet de l’auto-mesure sans technologie de pointe laisse entrevoir un fort potentiel des outils de quantified self. 

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