De plus en plus de grands noms de la mode se tournent timidement vers le

Par 17 juin 1997
Mots-clés : Future of Retail, Europe

commerce électronique. Quelques initiatives apparaissent cette année en France. Pour ces précurseurs, Internet devrait permettre d'attirer de nouveaux clients sur des marques associées "au chic pari...

commerce électronique. Quelques initiatives apparaissent cette année en
France. Pour ces précurseurs, Internet devrait permettre d'attirer de
nouveaux clients sur des marques associées "au chic parisien" mal
distribuées sur le marché international. Le site Caroline B propose,
depuis décembre 1996, de luxueux bas griffés Dior et Gerbe achetés pour 90
% par une clientèle américaine. Lancé le mois dernier, Paris Duty Free,
veut devenir le premier catalogue mondial du luxe et de la mode sur
Internet. 550 articles "made in France" sont ainsi proposés dans sa
cyberboutique avec des prix inférieurs de 15 % à ceux pratiqués dans les
boutiques. Réalisant 70 % de son chiffre d'affaires à l'export, Sonia
Rykiel envisage de créer des modèles spécialement pour Internet qui ne
concurrenceront pas les autres lignes. Cependant, craignant que le
commerce électronique dénature leur image de marque et pertube les
circuits traditionnels de distribution, la plupart des grandes marques
françaises sont réservées. En présentant en 1996 dès le lendemain des
défilés, ses collections haute Couture et Rive Gauche sur le magazine en
ligne Fashion Live, Yves Saint-Laurent a fait un petit pas en avant, mais
il n'est pas question, pour l'instant, de vendre en ligne. Certaines
grandes maisons ne possèdent même pas de site Web de présentation.
En septembre, Fashion Live, afin de promouvoir l'image de la création
française sur Internet, ouvrira un site de vente électronique pour jeunes
créateurs.
(Supplément Télé-Radio-Multimédia - Le Monde - 16/06/1997)

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