De plus en plus de "Moscovites moyens" peuvent acquérir un téléphone portable.

Par 13 octobre 1999
Mots-clés : Digital Working, Europe

Il y a encore un an, le téléphone mobile était le privilège de l'élite économique et financière moscovite. A l'automne 1998, les trois plus grandes compagnies de téléphonie mobile implantées à Mo...

Il y a encore un an, le téléphone mobile était le privilège de l'élite
économique et financière moscovite. A l'automne 1998, les trois plus
grandes compagnies de téléphonie mobile implantées à Moscou ont perdu
brusquement des milliers de clients, des jeunes "golden-boys" touchés par
la crise qui dépensaient jusque là sans compter, affichant ostensiblement
le signe de leur réussite, le portable.
Aussi pour survivre, elles ont dû rendre le mobile abordable. A partir de
l'été, on a ainsi vu fleurir en Russie de nombreuses offres
exceptionnelles : facturation à la seconde, diminution du prix de la
minute de communication, diversification des offres en fonction des
besoins ...
Seule exception encore handicapante, l'abonné paie aussi bien l'appel reçu
que celui qu'il effectue.
Le coût du branchement en réseau a fortement chuté, comme celui des
appareils. Aujourd'hui, il n'est pas rare de trouver des modèles autour de
100 à 150 dollars, soit quatre fois moins qu'il y a deux ans.
Aussi, début octobre, Moscou comptait plus de 550 000 abonnés pour 9
millions d'habitants, soit 50 % de plus qu'au début de l'année. Selon les
experts, le million d'abonnés devrait être franchi l'an prochain.
Moscou reste toutefois une exception. En effet, selon toutes les études
occidentales, 0,6 % seulement de la population russe possède un portable.
Mais la "démocratisation" est bien réelle. Alors que la facture mensuelle
du client "moyen" avoisinait les 250 dollars l'an dernier, elle est
actuellement de 120 dollars et devrait continuer de baisser.
(Christine Weissrock - Atelier Paribas)

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