De nouveaux réseaux sociaux pour les marchés de niche

Par 09 septembre 2015 2 commentaires
Les start-up veulent-elles la mort de Facebook ?

Quand les start-up repensent les réseaux sociaux, c’est pour se concentrer sur des marchés et des communautés très précis. Le tout en prenant le contre-pied de Facebook, quitte à vouloir concurrencer le géant du net.

1 milliard d’utilisateurs en une seule journée. Le chiffre dévoilé par Facebook il y a quelques semaines avait fait grand bruit. Face à ce géant du réseau social, de nouvelles start-up se lancent pour proposer des plateformes sociales prenant un peu le contre-pied du mastodonte de Zuckerberg : les jeunes réseaux sociaux préfèrent en effet les petites communautés et se concentrent sur des marchés très spécifiques. On avait déjà évoqué BeMyEyes et son réseau social qui voulait venir en aide aux personnes malvoyantes, mais d’autres se sont récemment lancés – de façon souvent plus anecdotique – comme Tutti pour les amateurs de musique classique ou Doximyty pour les médecins. Mais, par-delà ces réseaux ciblant des communautés avec un métier ou une passion spécifique, d’autres start-up se focalisent sur le local.

Vers des réseaux de plus en plus locaux

Nextdoor se place sur ce créneau. Lancée en 2011, la start-up vient de lever 110 millions de dollars pour étendre son offre. La plateforme veut devenir un réseau social pour les habitants d’un même quartier. Des habitants qui peuvent partager les informations utiles, des alertes, discuter de l’avenir de leur quartier ou poster des petites annonces sur l’application de Nextdoor.

 

La start-up californienne passe cependant pour une petite joueuse à côté des nouveaux venus du domaine qui vont encore plus loin dans le local. Paystobesocial est un réseau social britannique pour les voyageurs d’un même train. L’utilisateur entre dans l'application son trajet et l’heure, puis l’application le met en contact avec d’autres personnes empruntant le même train. Au-delà des rencontres et de la socialisation, l’objectif est également de faire économiser aux voyageurs. Plusieurs compagnies ferroviaires britanniques proposent en effet des tarifs de groupe au-delà de trois personnes.

 

Des réseaux à taille humaine, anti-Facebook

Si ces nouvelles plateformes sociales n’ont pour utilité que de mettre en contact des personnes ayant un quartier, un voyage ou un métier en commun, d’autres start-up tentent de créer des réseaux sociaux à taille plus humaines pour contrebalancer Facebook. C’est sur créneau que se situe Covolve. La start-up conçoit un réseau social anonyme pas encore lancé sur le marché. Son objectif ? Permettre aux utilisateurs de partager leurs objectifs (de carrière, de sport, etc.), leurs succès et leurs échecs. L’idée étant de faciliter – par le caractère anonyme – les échanges autour des échecs généralement tus sur Facebook pour encourager les internautes à progresser dans différents domaines.

Suivant le même esprit, le réseau social Path avait vu le jour il y a quelques années limitant le nombre d’amis à 50. L’idée était de s’éloigner de la course au nombre d’amis de Facebook pour ne partager qu’avec les amis les plus proches. « Pour que la technologie soit source de bonheur » promet le site de l’entreprise. L’ambition est ainsi clairement affichée de concurrencer Facebook, à l’image de Diaspora, un réseau social à but non lucratif ou de Ello sans la publicité.

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2 Commentaires

On peux également citer Meet to Travel, un tout nouveau réseau social pour voyager et rencontrer des voyageurs !! :)

Soumis par Eloïse (non vérifié) - le 10 septembre 2015 à 16h55

Un réseau social de proximité tout a fait en lien avec votre article :
www.ma-residence.fr
Il est dommage que vous n'ayez pas creusé ce qui se faisait en France et que vous donniez des exemples anglais ou américains alors que la France à une carte a jouer dans ce domaine.
Quoi qu'il en soit, l'article est intéressant.

Soumis par Emmanuel Maresidence (non vérifié) - le 15 octobre 2015 à 18h09

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