Haut-débit : Chine et Inde se passionnent pour les dongles

Par 19 janvier 2009

Les clefs et cartes et autres dispositifs externes 3G + sont en passe de devenir des outils incontournables de connexion Internet dans la zone Asie-Pacifique.

L'Asie pratique le mobile à grande échelle, et les opérateurs mettent actuellement des sommes conséquentes pour mettre en place ou consolider des réseaux mobiles de troisième génération. Désirant tirer parti de cette pratique et amortir leurs investissements, les opérateurs téléphoniques se lancent dans la commercialisation de dispositifs externes haut débit, comme la clef Internet 3G+ ou encore la carte mémoire 3G+. La dernière étude du cabinet Frost&Sullivan, baptisée "3G External Broadband Devices in Asia-Pacific", qui avait déjà estimé le nombre d'utilisateurs de ces outils 3G+ à cinq millions en 2008, prédit que dès 2013 ils atteindront 37 millions.
La clef Internet 3G+ : petite et pratique
Comme l'indique Marc Einstein, analyste senior du cabinet,"les clefs et cartes 3G + sont en passe de devenir les outils préférés pour se connecter à Internet pour les abonnés au haut débit dans les régions de l'Asie et du Pacifique. En effet, ces appareils de petite taille sont non seulement pratiques mais ils offrent une connectivité 3G améliorée ainsi que de multiples autres service." Sans surprise, la Chine sera le marché le plus important en regroupant plus de 20 % des utilisateurs 3G+ de la région d'ici 2013. L'Inde la seconde avec 15 % des parts du marché. Les opérateurs mobiles veulent prendre exemple sur les marchés nord-coréens et japonais où les consommateurs sont prêts à payer un supplément substantiel pour pouvoir connecter leurs ordinateurs portables facilement et ce, à très haut débit.
Le haut débit mobile arrive dans les foyers
"Le haut débit mobile est enfin prêt pour réellement pénétrer le segment résidentiel," remarque Marc Einstein. Pour les opérateurs mobiles présents sur les marchés émergents, cela indique que de nombreux foyers, qui n'étaient pas jusqu'à présent connectés à Internet, pourront accéder à une connexion à haut débit. Et ce, en dépit du salaire moyen peu élevé et du petit nombre de réseaux informatiques disponibles. "Depuis leur lancement en 2001, les technologies 3G ont parcouru un long chemin. Elles offraient alors une vitesse de 384Kbits/s, un jeu d'enfant quand on voit ce qu'elles atteignent aujourd'hui : des piques de vitesse de 21 Mbits/s qui devraient s'élever à 50 et 100Mbits/s d'ici deux ans." Einstein met cependant un petit bémol : ces services devront égaler, voire supplanter le haut débit fixe, auquel les usagers de ces régions sont déjà accoutumés.
(*) High Speed Packet Acces
(**) Long Term Evolution of Universal Terrestrial Radio Access Network

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