Le haut-débit de plus en plus mobile

Par 28 juin 2011
Mots-clés : Digital Working, Europe
Haut débit

Dans les pays de l'OCDE, l'Internet mobile connaît une progression importante, notamment grâce à la généralisation d'abonnements accessibles à la majorité des consommateurs.

Quid de l'état du haut-débit dans le monde ? A en croire l'OCDE, qui a publié récemment des statistiques sur le sujet, celui-ci est de plus en plus mobile. Le nombre d'abonnés a dépassé les 500 millions fin 2010, soit une augmentation de plus de 10 % depuis juin de la même année. En ce qui concerne la répartition par pays, c'est sans conteste la Corée du sud qui tient le haut du pavé, avec près de neuf habitants sur dix connectés de cette manière. Viennent ensuite la Finlande (85 %), la Suède (83 %) et la Norvège (80 %). Des pourcentages élevés quand on sait que la moyenne des pays de l'OCDE est d'un peu moins de 42 %. Cet engouement est dû sans grande surprise à la popularité des smartphones et des tablettes. Mais aussi par le fait que les abonnements à prix raisonnables se multiplient.

Une progression plus lente du fixe

Côté haut-débit fixe, l'OCDE note aussi une progression, même si plus lente : la croissance a ralenti de 6 % sur un an. Selon l'organisation, cela est dû au fait que le niveau de pénétration est très élevé voire saturé dans certains pays. Ce sont la Hollande et la Suisse qui sont en tête de lice, avec un peu moins de 40 souscriptions pour cent habitants, suivies du Danemark (37 %) et de la Norvège (34 %). Le DSL est sans grande surprise la technologie la plus utilisée dans l’ensemble des pays (57 %) suivie par le câble, (29 %). La fibre quant à elle, est particulièrement développée au Japon (58 %) en Corée (55 %) en Slovaquie et en Suède (26 %).

Offres groupées

D'un point de vue général, l'OCDE estime que cette croissance du haut-débit est aussi due à la hausse de la souscription à des offres groupées type TV, Internet, téléphonie fixe et mobile. Stratégie qui a tendance à renforcer la fidélité du consommateur et réduire le changement d'opérateurs. Notamment parce que cela représente des économies et permet de bénéficier d'options comme la facture unifiée. Restent quelques points négatifs, comme la complexité de certaines de ces offres, et celle de les comparer entre elles. L'organisation juge aussi que pour un nombre croissant de foyers, l'accès aux télécommunications est perçu comme prioritaire. Les économies seront ainsi réalisées sur d'autres postes de dépenses.

* L’organisation de coopération et de développement économique regroupant les 34 pays les plus développés du monde.

 

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