Début d’année paradoxal pour le capital risque.

Par 15 février 2001
Mots-clés : Smart city

Selon l’indicateur Digital Business/Leonardo Finance, 52 sociétés Internet françaises ont obtenu, en janvier et février 2001, pour 160,1 millions d’euros de financement en capital-risque, soit 2,7 ...

Selon l’indicateur Digital Business/Leonardo Finance, 52 sociétés Internet
françaises ont obtenu, en janvier et février 2001, pour 160,1 millions
d’euros de financement en capital-risque, soit 2,7 fois plus qu’à la même
période de 2000 en termes de montant (59,3 millions d’euros levés lors de
35 opérations).
Toutefois, ce trimestre risque d’avoir du mal à dépasser les 236 millions
d’euros levés par 76 sociétés ayant finalisé des opérations de financement
privé au 1er trimestre 2000. En effet, en 2000, l’essentiel de l’activité
a débuté en mars pour s’achever en juin. 609 millions d’euros ont été
levés sur ces quatre mois, soit la moitié des financements consentis sur
l’ensemble de l’année.
Sur janvier et février 2001, 79,5 % des investissements ont été consentis
à des sociétés ayant déjà levé des fonds. 42,1 % des investissements
concernaient ce type de sociétés au 1er trimestre 2000. Depuis, cette part
a suivi une progression constante.
Les 16 sociétés ayant réalisé un second tour de table sur les deux
premiers mois de 2001 auprès de capital-risqueurs ont levé en moyenne 7,61
millions d’euros, un montant supérieur de 21 % à la levée de fonds moyenne
des seconds tours de table du 4ème trimestre 2000. 5 sociétés seulement
ont captées 50 % de l’ensemble des fonds levés sur les deux premiers mois
de l’année, alors que les 5 levées de fonds les plus importantes réalisées
au cours du 2ème semestre 2000 avaient accaparées environ 40 % des
montants investis.
Parmi les 354 opérations de placement privé attendues par les entreprises
Internet françaises portant sur un montant total de 1,04 milliard d’euros,
131 sociétés en attente de 2ème et 3ème tour de table recherchent 653,3
millions d’euros, soit 63 % des fonds soumis à l’approbation des
investisseurs. Les sociétés en attente de second tour de table auprès de
capital-risqueurs recherchent en moyenne 7,82 millions d’euros, soit à peu
près l’équivalent des 7,6 millions d’euros levés en moyenne au cours des 2
premiers mois de 2001 à un stade identique.
Toutefois, si l’on en croît l’observation des levées de fonds réalisées
lors d’un premier tour de table au cours des deux premiers mois de
l’année, les 223 sociétés attendant un premier tour de table risque de
faire face à des difficultés. En janvier et février 2001, 22 sociétés
seulement ont finalisé des premiers tours de table, contre 63 au 1er
trimestre 2000 et plus de 250 sur l’ensemble de l’année 2000.
On s’aperçoit en ce début d’année que la part des nouvelles sociétés
financées est toujours plus faible. L’essentiel des financements des
investissements est désormais consacré à des sociétés déjà mûres.
Répartition par secteur d’activité des sociétés financées au cours des
deux premiers mois de 2001: 23 % des prestataires de services Internet
ont bénéficié de 32,6 % des financements, 7,7 % des sociétés proposant des
services financiers de 29,9 %, 28,9 des sociétés BtoC de 19 % des
financements, 19,2 % des sociétés BtoB de 10,6 %, 19,2 % des portails de
contenu de 7,1 % des financements et 1,9 % de sociétés de l’Internet
mobile de 0,9 % seulement des financements.
2000 restera une année exceptionnelle. Selon l’indicateur Digital
Business/Leonardo Finance, le montant global devrait normalement être revu
à la hausse. En effet, de nombreuses opérations importantes, réalisées fin
2000, ont été annoncées au 1er trimestre 2001. La clôture de celui-ci, à
la mi-avril, devrait être l’occasion d’une révision à la hausse d’environ
20 % des 8,1 milliards de F annoncés pour 2000 (voir la lettre du
15/02/2001).
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 19/03/2001)

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