Décisionnel et e-learning luttent contre l’échec scolaire

Par 15 novembre 2007
Mots-clés : Smart city

Les proviseurs d'établissements scolaires sont désormais à même d'identifier les difficultés de certaines classes et d'envoyer des modules d'apprentissage correspondant exactement aux besoins des élèves.

Un outil de collaboration en ligne permet aux responsables d’établissements scolaires d’identifier rapidement les besoins exacts des classes sous leur direction. Le logiciel, baptisé Leadscape, fournit également des programmes d’entraînement aux professeurs et des outils d’analyse de données. Il est développé par Elizabeth Kozleski, la directrice du National Institute for Urban School Improvement. Principal objectif : réduire le nombre d’élèves en échec scolaire en raison d’une inadaptation culturelle, linguistique au système scolaire. « De nombreux enfants sont envoyés dans des écoles spécialisées, non pas parce qu’ils ne sont pas au niveau, mais parce que l’école ne sait pas encore répondre à leurs besoins », souligne Elizabeth Kozleski.

Des cartes pour repérer les inégalités

Le logiciel propose en effet un système de cartes indiquant à l’échelle de l’Etat, du district, ou de l’école, la répartition dans les classes des élèves selon leur niveau, leur ethnie, la langue qu’ils parlent. Ces informations, une fois mises en perspective avec d’autres données comme la taille de la classe, les ressources dont dispose l’école ou encore les qualifications des professeurs, permettent de constater certaines disparités. Et donc d’agir, puisqu’une fois ces faits observés, les responsables d’établissement peuvent envoyer au professeur des liens vers des modules d’apprentissage dédiés ou encore des articles spécialisés. Les proviseurs peuvent également être mis en communication avec des responsables académiques et partager leur expérience avec d’autres directeurs d’écoles.

Etre proactif pour réduire l’échec

Selon Elizabeth Kozleski, Leadscape devrait permettre au corps enseignant d’être plus proactif, et d’apprendre à travailler avec des élèves à la culture et à la langue différentes. « C’est comme un outil Google pour les écoles. Toutes l’information concernant les meilleurs pratiques à acquérir et pour améliorer les connaissances des enseignants est à portée de main », explique-t-elle. Pour le moment, une trentaine de directeurs d’écoles a accepté de participer à la période de test, qui devrait s’étaler sur deux ans. Leur contribution consistera à mettre à l’épreuve les différentes applications proposées par le logiciel, mais également de développer du contenu. Pour le moment, neuf modules ont déjà été intégrés, notamment pour aider les élèves à s’améliorer en littérature, mathématiques et sciences.

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