La décrue des investissement en capital risque se confirme pour le

Par 08 octobre 2001
Mots-clés : Smart city, Europe

second semestre consécutif. Chaque semestre, l’indicateur Chausson Finance recense les sommes investies par les sociétés de capital-risque françaises dans les entreprises françaises et européennes...

second semestre consécutif.
Chaque semestre, l’indicateur Chausson Finance recense les sommes
investies par les sociétés de capital-risque françaises dans les
entreprises françaises et européennes.
Pou le second semestre consécutif, les sommes investies en capital risque
chutent. Le montant total de l’investissement passe ainsi de 476 millions
d’euros au 2ème semestre 2000 à 360 millions d’euros au 1er semestre 2001.
Toutefois, malgré la décrue des investissements en capital risque
constatée depuis le dernier semestre 2000, les montants investis au 1er
semestre 2001 représentent encore plus de deux fois les montants investis
au 1er semestre 1999, juste avant l’arrivée de la «bulle Internet».
Au 1er semestre 2001, 225 entreprises ont été financées, contre 248 le
semestre précédent. Le montant moyen investi par entreprise passe de 1,9
million d’euros au 2ème semestre 2000 à 1,6 million d’euros au 1er
semestre 2001.
Les refinancements ont été au 1er semestre plus importants que les
nouveaux investissements. Plus d’une opération sur deux réalisées par
l’ensemble des sociétés de capital-risque concerne en effet , pour la
première fois, un refinancement. Le ratio «nombre d’opérations de
refinancement sur nombre total d’opérations» est ainsi passé de 27 % il y
a un an et de 37 % il y a six mois à 58 % ce semestre.
On recense ce semestre, 41 sociétés de capital risque contre 34 le
semestre précédent. Le montant moyen investi par les dix investisseurs les
plus actifs passe de 32,4 millions d’euros au 2ème semestre 2000 à 20,3
millions au 1er semestre 2001. Innovacom est l’investisseur le plus actif
de ce semestre avec un niveau d’investissement équivalent d’un semestre à
l’autre de 30,5 millions d’euros. Apax, 3i France, LCF Rothschild, les
trois premiers investisseurs du précédent classement ont divisé par deux
leurs investissements au cours du 1er semestre 2001.
Avec des investissements en hausse de 45 % sur la période, le secteur
Santé-Biotechnologie affiche la plus forte croissance. L’ investissement
total dans ce secteur s’élève à 58 millions d’euros. Ce secteur passe
ainsi de 8 % du total des investissements au 2ème semestre 2000 à 15 % ce
semestre. Les télécoms, en revanche, enregistrent la plus forte baisse du
semestre (63 %). 33 millions d’euros ont été investis au total, soit 9 %
du total tous secteurs, contre 19 % six mois plus tôt.
Les logiciels deviennent le premier secteur d’investissement avec 36 % des
montants investis, soit 131 millions d’euros. 92 millions d’euros ont été
investis dans le secteur Internet et commerce électronique, contre 154
millions le semestre précédent.
97 sociétés à la recherche de leur première levée de fonds ont levé au
total 118 millions d’euros au 1er semestre 2001, contre 127 sociétés et
173 millions d’euros au semestre précédent. Les 2ème et 3ème tours ont
levé au total 243 millions d’euros. Le montant moyen investi par type de
tour est de 0,9 million d’euros pour le seed, de 1,3 million d’euros pour
les 1er tours et de 1,9 million d’euros pour les 2ème tours.
En baisse de 23 %, les montants des dix tours de tables les plus
importants restent néanmoins élevés. Ils passent de 30,6 millions d’euros
au 2ème semestre 2000 à 23,6 millions d’euros au 1er semestre 2001. Six
de ces dix tours de tables ont été mené ce semestre par un «lead
investor» étranger.
Au 1er semestre 2001, les sociétés de capital risque français ont réalisé
60 % de leurs investissements, soit 217 millions d’euros, sur Paris et
la région parisienne. 113 millions d’euros, soit 31 % en province en
France, et 30 millions d’euros, soit 9 %, en Europe.
(Christine Weissrock – Atelier BNP Paribas – 8/10/2001)

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