Délaisser les réseaux sociaux n'est pas une bonne stratégie

Par 15 décembre 2008
Mots-clés : Future of Retail

Les marketeurs ne doivent pas abandonner les systèmes de réseautage en temps de crise. Ceux-ci s'avèrent efficaces pour garder le contact et fidéliser des consommateurs.

Les annonceurs américains marquent le pas en matière d'investissements publicitaires sur les réseaux sociaux : eMarketer révise ses estimations. Lui qui avait tablé sur une dépense de 1,8 milliards de dollars en 2009 annonce que le chiffre ne devrait finalement pas dépasser les 1,3 milliards. Une baisse qui s'explique par une tendance au repli dans un contexte économique difficile : la publicité sur les plates-formes communautaires ne permet souvent pas d'obtenir un retour sur investissement immédiat. Mais ce retrait, juge le cabinet, n'est pas un choix judicieux à un moment où la fréquentation des réseaux est en pleine croissance. "Les marketeurs ne devraient pas faire une croix sur les réseaux sociaux", explique Debra Aho Williamson, auteur de l'étude.
Garder contact avec le consommateur
Selon la consultante, il est plus facile de communiquer à un consommateur déjà client que de chercher à en acquérir de nouveaux dans une économie en difficulté. "Avec un investissement minimal, les compagnies peuvent utiliser ces plates-formes pour garder contact avec des consommateurs qui s'intéressent déjà à leur marque", estime-t-elle. Parmi les méthodes recommandées : le lancement de sondages et de discussions sur un produit, interagir avec les consommateurs au sein d'une communauté ou d'une page Facebook, etc. Autant de solutions alternatives qui permettent de fidéliser à moindres frais. D'autant que Nielsen Online soulignait récemment que les consommateurs, inquiets par la baisse du pouvoir d'achat, venaient chercher des économies sur le web.
Proposer des produits compétitifs
Pour cela, nombreux sont ceux qui prennent appui sur les réseaux sociaux. Ce, pour échanger sur les moyens de faire des économies ou de trouver des produits moins chers. Pour les marques, être présent sur ces plates-formes devient dès lors primordial pour rassurer les consommateurs en leur proposant des produits compétitifs. Pour continuer dans les chiffres, eMarketer annonce ainsi que MySpace ne devrait plus générer que 585 millions de dollars de publicités en 2008, contre les plus de 750 millions attendus. Idem pour Facebook : la plate-forme communautaire enregistrera probablement une baisse de plus de 20 % de ses recettes publicitaires, qui passeront de 261 à 210 millions de dollars.

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